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À Lausanne, les Urgences rappellent les bonnes pratiques

Les structures n'ont pas remarqué de forte affluence samedi, un jour après les mesures annoncées par les autorités. Elles insistent sur l'importance de leur outil d'auto-évaluation en ligne.

À l'accueil de la Permanence du Flon, le personnel porte un masque.
À l'accueil de la Permanence du Flon, le personnel porte un masque.
Christian Brun

Face à la pandémie du nouveau coronavirus, le gouvernement vaudois a pris des mesures exceptionnelles, vendredi après-midi. Plus drastiques que celles décidées par Berne, elles touchent les rassemblements, la vie scolaire et la marche de l’économie. Si, dans la journée, des scènes de cohue impressionnantes ont été filmées dans des supermarchés situés aux quatre coins du canton, la situation paraît bien plus apaisée dans les centres d'urgence samedi matin, à Lausanne.

Au CHUV, à 9h30, pas de file de personnes présentant des symptômes grippaux. Après plusieurs dizaines de minutes sur place, seul un homme souffrant visiblement à une cheville s'est présenté à l'accueil. «C'est une matinée très calme, constate Béatrice Schaad, directrice de la communication. Il est cependant trop tôt pour dire si le message de prévention des autorités, invitant notamment les personnes ayant des symptômes à ne pas se présenter aux Urgences sans avoir contacté leur médecin ou la hot-line dédiée au virus, est passé auprès de la population. Il n'y a en tout cas pas de pic d'affluence.»

Le métro qui nous amène en quelques minutes à la Permanence du Flon est très peu fréquenté, à l'instar des rues de la capitale vaudoise. À la réception de la structure d'urgence, le personnel et deux individus qui attendent d'être pris en charge portent un masque. «Nous n'avons pas de chiffres à l'échelle du canton mais nous avons remarqué, ces derniers jours, une augmentation du nombre de personnes qui se présentent avec des symptômes grippaux sur notre site du Bugnon, explique Valérie D'Acremont, professeure responsable du secteur santé globale à Unisanté. Il y a encore des gens qui viennent directement, sans avoir pris contact, mais il n'y a pas de ruée vers nos services. L'augmentation constatée est normale et est en lien avec l'évolution connue du virus.»

À l'instar de Béatrice Schaad, Valérie D'Acremont met l'accent sur la plateforme en ligne CoronaCheck: «Avec quelques questions simples, le programme évalue le risque d'avoir contracté le coronavirus et suggère ce qu'il faut faire tout en rappelant les règles de prévention et d'hygiène. Il est vivement recommandé de s'auto-évaluer grâce à cet outil avant de solliciter le système de soins.»

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