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Lausanne: la «verrue» de Bel-Air se retape au ralenti

Voilà six ans que les travaux ont débuté dans le bâtiment jadis occupé par la BCV. Le centre commercial se fait désirer.

Le bâtiment fantôme, à l'angle de la place Bel-Air et de la rue Mauborget.
Le bâtiment fantôme, à l'angle de la place Bel-Air et de la rue Mauborget.
PATRICK MARTIN

On le surnomme «le trou de Mauborget». En plein centre-ville, à l’angle de la place Bel-Air et de la rue Mauborget, un immeuble fantôme fait tache. L’ex-bâtiment de la BCV n’est plus qu’une ruine glauque. Les panneaux tagués entravant le cheminement des piétons dissimulent mal un chantier qui s’éternise, au grand dam des riverains.

Ce dernier semble interminable, et pour cause. Le propriétaire, Swiss Investment Concept SA, a obtenu en 2010 déjà le permis de construire un centre commercial sur quatre niveaux. L’immense édifice vitré est vide depuis 2011, date du lancement des travaux. L’ancienne imprimerie située dans la cour intérieure a été démolie cette même année. Depuis, le temps semble s’être arrêté.

Ces lenteurs tiennent surtout à des difficultés d’ordre géologique. Une zone glacio-lacustre, juste sous la rue et la place Saint-Laurent, rend le terrain meuble dans tout le quartier. Les ingénieurs en ont fait les frais lors du percement du tunnel du M2, en 2005. Une poche d’eau s’était alors vidée, provoquant un effondrement et un trou béant sur la place Saint-Laurent.

Des travaux sensibles, donc, surveillés de près par la Ville. «Ce type de chantier prend du temps car le principe de précaution prévaut, explique la municipale Natacha Litzistorf. Il avance lentement mais sûrement. La dalle sera bientôt posée au niveau zéro. A partir de là, les travaux devraient suivre un rythme normal.»

Un manquement des entrepreneurs a aussi contribué à retarder le mouvement. «Nous avons découvert qu’ils construisaient un deuxième sous-sol en vue d’assurer la stabilité de l’immeuble alors que ce n’était pas prévu dans leur permis de construire», explique Natacha Litzistorf. Conséquence: des travaux interrompus pendant près d’un an (de septembre 2013 à juillet 2014), le temps d’obtenir un permis complémentaire. Le recours déposé dans la foulée par un voisin – levé en mars 2015 – a encore rallongé les délais avant la reprise des travaux de fouille.

Interrogé sur la fin prévue du chantier, Comptoir Immobilier SA, qui représente Swiss Investment Concept, n’a pas souhaité s’étendre sur le sujet.

Le quartier devra donc patienter pour être délesté de sa verrue. Après avoir croulé sous les échafaudages pendant des années, le secteur a d’ores et déjà repris des couleurs grâce à la rénovation de la tour Bel-Air et la réfection des façades des bâtiments côté Mauborget.

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