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Les Lausannois les plus exposés au crime sondés

Plus de 3000 habitants sont invités par la police à s’exprimer sur la sécurité dans leur quartier.

Généralement, quand on découvre une lettre de la police au milieu de son courrier, on se pose des questions. Sauf que pour une fois, ce sont les forces de l’ordre qui en posent aux habitants et aux commerçants des quartiers le plus souvent exposés aux incivilités et aux actes criminels que sont Riponne–Tunnel et Chauderon–Maupas. Ces derniers jours, plus de 3000 Lausannois ont ainsi reçu une missive signée de la main de Pierre-Antoine Hildbrand, le directeur de la sécurité. «Pour améliorer la sécurité et la tranquillité publique dans votre quartier, la police souhaite connaître votre opinion et vos attentes», leur a-t-il écrit. Et le municipal de les enjoindre à répondre à un sondage en ligne, dans le cadre d’un partenariat étroit avec l’Unité de criminologie de l’Ecole des sciences criminelles de l’UNIL. Du sérieux pour une démarche inédite.

Le sondage prend une vingtaine de minutes. On répond de manière anonyme à sa septantaine de questions. Ces dernières sont regroupées en quatre chapitres: la vie sociale dans votre quartier, vous et votre quartier, vos expériences en lien avec les actes criminels et enfin la présence policière dans votre quartier d’habitation.

En préambule, les notions d’acte criminel et d’incivilité sont expliquées. Par acte criminel, on entend tout comportement contraire à une loi pénale. Les incivilités au contraire ne constituent pas forcément une infraction au Code pénal. On parle là des comportements pouvant perturber la tranquillité publique comme le bruit, le tapage nocturne ou les déchets abandonnés dans la rue.

Comment qualifiez-vous le niveau d’actes criminels et d’incivilités commis dans votre quartier? Quelles sont vos relations avec vos voisins? Voulez-vous davantage de patrouilles de police? A pied ou en voiture? Quand vous marchez seul, vous sentez-vous en sécurité? Quels endroits évitez-vous? La présence de personnes toxicomanes vous dérange? Pensez-vous être capable de vous défendre physiquement face à une personne de même corpulence que vous? A quelle fréquence traversez-vous les places du Tunnel, Chauderon et de la Riponne? Etes-vous favorable à un espace sécurisé pour la consommation de stupéfiants à Lausanne? Les questions fusent.

«La police ne recevra aucune donnée individuelle mais des résultats globaux. Il faudra ensuite analyser ceux-ci et identifier ce qui fonctionne ou pas pour améliorer la sécurité et la tranquillité publiques dans les quartiers concernés. Il faudra peut-être accepter de nous remettre en question», explique le capitaine Christian Pannatier, chef de division «proximité, partenariats, multiculturalité» à la police de Lausanne. Le sondage se poursuit en ligne quelques jours.

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