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Malley est déjà certifié durable

Le plan de quartier Malley-Gazomètre va être labellisé «Site 2000 watts». Le titre souligne des promesses énergétiques élevées

Croquis d'ambiance illustrant le futur parc public, avec le théatre Kléber-Méleau sur la gauche.
Croquis d'ambiance illustrant le futur parc public, avec le théatre Kléber-Méleau sur la gauche.
FHY/In Situ

Prilly et Renens organisent, ce samedi, la Fête de l’Energie sur le site de Malley-Gare. A cette occasion, les deux communes se verront remettre le label Cité de l’énergie tandis que le plan de quartier Malley-Gazomètre obtiendra le label Site 2000 watts. Une certification que Malley-Gare avait déjà reçue en 2015. Pas forcément simple à apprivoiser, ce titre distingue les quartiers ayant une gestion durable de l’énergie et valorise autant les ambitions de base que leur concrétisation dans le temps.

Que récompense le label Site 2000 watts?

Les quartiers sont évalués sur les plans quantitatif et qualitatif. Pour le premier aspect, il est question d’un objectif au sens large, prenant en compte l’écobilan de la construction, l’énergie nécessaire pour l’exploitation et la mobilité induite par le futur quartier. Le second est un catalogue de mesures non quantifiables comme la présence de chemin piétonnier ou la mixité d’affectation des locaux. «A Malley-Gazomètre, l’excellente accessibilité du site par les transports en commun nous a par exemple rapporté des points, tout comme le fait que les rez-de-chaussée soient ouverts et participent à l’animation du quartier», illustre Nicolas Wisnia, chef de projet Malley pour Prilly et Renens.

Ce label est-il éternel?

Non, et c’est l’une de ses spécificités. «Il est possible d’être Site 2000 watts en développement (comme pour Malley-Gazomètre) puis en construction et finalement en exploitation, explique Jérôme Attinger, de la coordination générale du programme SuisseEnergie en Suisse romande. Jusqu’à l’exploitation, le label doit être renouvelé tous les deux ans, ensuite il le sera tous les quatre ans.»

Ce suivi doit permettre de vérifier que les volontés de départ sont bel et bien concrétisées. «Ce certificat, c’est une ambition. Sans lui, nous n’aurions aucune garantie que le développement corresponde à ce qui a été amorcé, souligne Nicolas Wisnia. Ce monitoring tout au long du projet implique un vrai engagement de la part du propriétaire, en l’occurrence la Ville de Lausanne.» Une manière d’accompagner la naissance du quartier puis sa vie, en s’assurant qu’il n’égratigne pas ses promesses énergétiques.

Quelles conséquences pour le chantier?

Le respect du label implique de définir certains objectifs en amont. Cette réflexion porte sur les espaces publics et sur les bâtiments. A Malley-Gazomètre, ces derniers respecteront par exemple les plus hauts standards énergétiques, soit le cahier technique SIA 2040 et le label Minergie-P-ECO. «Il s’agit de savoir comment construire des bâtiments compatibles avec une société à 2000 watts et la Stratégie énergétique 2050», résume Francine Wegmueller qui assume la direction romande du projet Sites 2000 watts. A noter que cette dernière se tient à disposition des communes et des investisseurs pour d’éventuelles séances d’information sur le sujet.

Le fait que Malley-Gazomètre soit pollué pose-t-il problème?

La friche industrielle contient en effet des produits chimiques, comme du benzène ou de l’arsenic, dépassant très largement les limites autorisées. Cela ne pose pourtant pas de problème pour l’obtention du label.

«Le cadre légal est très strict et nous ne pouvons pas construire si le site n’est pas dépollué. La procédure d’obtention du permis de construire est par conséquent un moyen de s’assurer que le terrain sera assaini correctement», rassure Nicolas Wisnia.

Pourquoi Malley-Viaduc n’est-il pas labellisé?

Contrairement à Malley-Gare et Malley-Gazomètre, le troisième plan de quartier n’est pas certifié. Pourtant l’ambition est la même pour l’ultime pièce du puzzle. «Nous n’avions pas reçu le courrier d’engagement des propriétaires sur ce point mais c’est désormais chose faite», indique le chef de projet.

Alors que le site du Gazomètre appartient à la Ville de Lausanne, Viaduc est entre les mains de groupes privés. «Il a donc fallu discuter un peu plus mais l’ambition est la même», insiste Nicolas Wisnia. A terme, le but est de labelliser l’ensemble du site de Malley.

Seul le centre sportif ne pourra pas être inclus puisque la méthode n’évalue pas encore ce type de structures.

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