Passer au contenu principal

La manifestation pour sauver la forêt du Flon fait un flop

Environ 120 personnes ont marché samedi à Lausanne contre le projet de rampe Vigie-Gonin. Son abandon, annoncé officieusement, ne les a pas convaincus.

Keystone

Les clients du quartier commercial du Flon en ont entendu, des slogans, en ce samedi après-midi ensoleillé. «Il faut sauver la forêt du Flon, sinon t’es un bouffon!», crache le mégaphone. Ou encore: «Et un! Et deux! Et trois arbres coupés! C’est un crime contre l’humanité!»

L’appel de la Grève du climat Vaud est peu suivi. Ils ne sont qu’environ 120 au début du cortège, qui démarre à 15 heures devant le Tribunal de Montbenon, puis frôle le quartier du Flon. L’abandon du projet de rampe par les autorités, relaté le 8 octobre dans «24 heures», n’est toujours pas confirmé officiellement. De plus le Tribunal administratif fédéral n’a pas rendu de décision. Pour les manifestants la bataille n’est donc pas finie. Exception faite d’une toute petite minorité: un jeune homme avec une grande pancarte disant : «Merci d’avoir abandonné la route». Et on note aussi l’absence du commerçant Toto Morand, figure médiatique de la cause, excusé pour cause de vacances.

La petite foule passe par la place de l’Europe, puis s’arrête place de la Palud. Devant l’Hôtel de Ville, elle met en garde la Municipalité: la forêt du Flon deviendra une «ZAD», une zone à défendre, si les autorités persistent à vouloir la sacrifier (comme pour le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes).

Sur la place de la Riponne, un tiers des participants vont rester encore une partie de l’après-midi pour participer à une «assemblée citoyenne» prévue au programme. À même le sol, ils se répartissent en six petits groupes pour élaborer une nouvelle résolution à remettre aux autorités. Mais, faute d’affluence, celle-ci s’achèvera bien avant l’horaire fixé.

Assis sur le rebord de la fontaine de la Riponne, quelques élus Verts de Lausanne qui ont aussi fait la manif regardent la scène. Parmi eux, la nouvelle conseillère nationale Léonore Porchet et le coprésident des Verts lausannois Xavier Company expliquent la faible affluence par l’annonce du 8 octobre. Ce dernier se réjouit que le Conseil communal débatte de l’affaire le 5 novembre, grâce à son interpellation urgente.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.