Un Masterclass pour apprendre à reconnaître le potentiel d’un vin jeune

GastronomieLa Ville organise ses premières dégustations guidées de vins primeurs, soit en cours de vinification, en amont de sa mise aux enchères publiques. On y était

Deux Masterclass ont eu lieu jeudi et vendredi au Caveau de la Louve, réunissant 32 participants.
Vidéo: Patrick Martin

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Les vins sont troubles au Caveau de la Louve ce jeudi après-midi. Seize «élèves» sont venus y déguster des crus en cours de vinification. L’idée de cette première master class, organisée par la Ville de Lausanne: aider les futurs miseurs à déceler le potentiel des vins jeunes qu’elle met en vente chaque début décembre depuis 1803 lors de sa mise aux enchères publiques.

«C’est un exercice de spéculation», pose d’entrée Enrico Antonioli, chef de culture pour les domaines de la Ville sur La Côte. Les vins seront en effet mis en bouteilles au plus tôt en avril. Après un rapide cours sur les différentes étapes de la vinification, que les participants suivent appliqués, la langue dehors, certains en prenant des notes, le vigneron, accompagné de son homologue à Lavaux, Luc Dubouloz, détaille les étapes de dégustation, des yeux, au nez, puis à la bouche.

Rôle de spéculateurs

Les dégustateurs se prennent au jeu, amusés par leur rôle de spéculateurs. «Ah, ça c’est un peu camphré», ose une participante. «Moi je sens la craie!» essaie un autre. «Là on a des agrumes, ah non, de la pomme, une golden!» précise encore un goûteur. «Ah, vous trouvez aussi, ça sent la vanille, je suis pas folle?» Les impressions (très) variables sont précisées par les spécialistes. Un nez de golden donnera un vin plus sucré et fondant qu’un nez de granny smith, acidulé. Quant à la craie, elle est l’expression d’un terroir minéral, surtout avec un chasselas, peu aromatique. On apprend que, selon le stade de la fermentation malolactique – auquel on se trouve actuellement – on sera plus sur le yaourt ou sur le beurre.

Petit à petit, les crachoirs se remplissent, les questions deviennent pointues. Un spéculateur un peu hardi place un La Côte à Lavaux, «c’est sûr!» Un autre devine le degré d’alcool du vin dégusté. Mais si certains savent mieux, tous sont venus pour apprendre.

C’est le cas de Virginie et Virginie (si si!). Les deux amies, 24 ans et 37 ans, sont les plus jeunes de la table, soit le public visé par ces cours. Elles sont venues, attirées par une publication Facebook, pour «en savoir un peu plus». Qu’ont-elles appris? «Je ne retrouve pas tous les arômes évoqués par le vigneron, mais ça se travaille, il faut continuer à goûter», indique l’aînée. La cadette, acquise aux vins du Chablais, a aimé découvrir ces deux autres terroirs. Elles ne seront pas là samedi pour la mise, les plus petits lots (36 bouteilles) étant encore trop volumineux pour leur cave. «Par contre, on reviendra l’année prochaine, pour comparer les millésimes!» La graine des vins lausannois est semée. (24 heures)

Créé: 07.12.2017, 19h50

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