«MCH ne mettra pas ses billes dans le théâtre de Beaulieu»

LausanneLe groupe bâlois qui a repris le site lausannois souhaite investir dans les halles nord pour pérenniser le centre de congrès et d'exposition. Jean-Philippe Rochat, président de MCH Beaulieu Lausanne, répond aux critiques.

Jean-Philippe Rochat, président de MCH Beaulieu Lausanne, attend une décision politique sur l'avenir du théâtre. Vétuste, ce dernier coûte 800'000 francs par an à l'entreprise.

Jean-Philippe Rochat, président de MCH Beaulieu Lausanne, attend une décision politique sur l'avenir du théâtre. Vétuste, ce dernier coûte 800'000 francs par an à l'entreprise. Image: Patrick Martin

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Le groupe MCH, basé à Bâle, n'entend pas mettre de l'argent dans la rénovation du bâtiment principal de Beaulieu, à Lausanne. «Nous avons initié des discussions en vue d'un investissement de MCH dans les halles nord. Mais le groupe ne mettra pas ses billes dans le bâtiment principal», a indiqué mercredi Me Jean-Philippe Rochat, président de MCH Beaulieu Lausanne.

Décision politique
Le Lausannois estime que «le théâtre, qui nous coûte près de 800'000 francs par an, doit faire l'objet d'une décision politique. Soit Lausanne le remet dans son circuit culturel, au prix d'un investissement de quelque 20 millions, soit il est transformé en une salle multifonctions ou alors en surface commerciale». «Il ne faut pas se leurrer, partout en Europe, des théâtres de cette taille ne fonctionnent que s'ils sont subventionnés», a-t-il ajouté.

Me Rochat appelle de ses vœux la construction de la tour prévue à l'entrée du site de Beaulieu, et qui est menacée d'un référendum. «L'hôtel que la tour est appelée à abriter est indispensable», explique-t-il. «Ne pas disposer sur le site d'une capacité hôtelière, c'est rédhibitoire».

Départs en série
Concernant les départs en série des derniers mois - celui du directeur de MCH Beaulieu Béat Kunz, puis du directeur du Comptoir suisse Christophe Leyvraz notamment-, il parle d'une «phase de réajustement». Après l'échec du salon LausanneTec, qui a engendré «une perte sérieuse», la mise en place «d'une gestion beaucoup plus rigoureuse s'est accélérée», a-t-il fait valoir.

Certains postes ont perdu en autonomie et en niveau de responsabilité. «Nos équipes avaient des capacités de généralistes, mais vu la concurrence féroce qui règne dans le monde des foires et des expositions, cela ne suffisait plus», a-t-il précisé. Avant d'ajouter: «certaines exigences du management ont sans doute été un peu rigides, mais cette ligne est la seule possible». (ats/24 heures)

Créé: 09.10.2013, 12h08

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