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Des mentors aideront les seniors à trouver du travail

Dès cet été, dix chômeurs de plus de 50 ans recevront le soutien d’un bénévole expérimenté, d’après un modèle saint-gallois.

Un mentor bénévole expérimenté pour conseiller et motiver des demandeurs d'emploi de plus de 50 ans, en binôme: le projet pilote vaudois va commencer en juillet
Un mentor bénévole expérimenté pour conseiller et motiver des demandeurs d'emploi de plus de 50 ans, en binôme: le projet pilote vaudois va commencer en juillet
Keystone

Les seniors sont plus lourdement frappés par le chômage de longue durée que les plus jeunes. Le constat est connu. La solution définitive et générale se cache encore. Diverses pistes sont explorées. Par exemple, depuis 2017 dans le canton de Vaud, un module spécialement destiné aux demandeurs d’emploi âgés; ou encore, la mesure Atout’Age 50, qui propose du coaching individuel et des cours collectifs.

Les réflexions se multiplient, dans un contexte de bas taux de chômage. Alors que l’idée, défendue par le conseiller d’État socialiste Pierre-Yves Maillard, de créer 1000 jobs pour les seniors a été accueillie par le scepticisme patronal, une autre proposition est venue de la droite. Au Grand Conseil, la libérale Catherine Labouchère a suggéré que le Canton de Vaud regarde ce qui se passe à Saint-Gall où, depuis 2008, un programme de mentorat destiné aux plus de 50 ans est en place.

Le Conseil d’État vaudois a décidé de tenter l’expérience. «Dès cet été, dix demandeurs d’emploi de plus de 50 ans pourront rejoindre volontairement le programme et ses cinq mentors bénévoles pour un accompagnement individuel d’une durée de quatre mois», annonce-t-il. Les bénévoles seront recrutés parmi les participants au micro MBA en management entrepreneurial, destiné aux cadres des petites et moyennes entreprises, soutenu par la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie (CVCI). «Le programme se concentrera d’abord sur un ORP. Si c’est positif, nous l’élargirons à l’ensemble du canton. Ce projet se fonde sur la bonne volonté des mentors et des demandeurs d’emploi. Ensuite, c’est le résultat d’une rencontre. L’expérience vaut la peine d’être tentée, mais il est difficile de fixer des objectifs», relève François Vodoz, chef du Service cantonal de l’emploi.

L’État de Vaud a évalué l’expérience saint-galloise. Intéressant, mais à l’impact marginal, juge-t-il. Le programme de Saint-Gall, qui s’intitule Tandem 50plus, attire 64 participants en moyenne par an, pour un résultat positif de 65%. Ce taux de réussite est toutefois insuffisamment documenté, notent les évaluateurs vaudois. Et il faut le mettre en rapport avec les 11 000 demandeurs d’emploi saint-gallois. Dans le canton de Vaud, ils sont 25 000. En moyenne, 7000 personnes participent chaque mois à des mesures d’intégration au marché du travail. Malgré ces réserves, le Canton voit dans le projet un «complément intéressant et original». L’expérience vaudoise devrait débuter en juillet.

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