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Un millier de personnes ont marché contre «le Facebook des champs»

Samedi a eu lieu la manifestation annuelle contre le géant de l'agroalimentaire Monsanto.

Les manifestants ont notamment dénoncé le caractère toxique des herbicides de Monsanto. (Samedi 19 mai 2018)
Les manifestants ont notamment dénoncé le caractère toxique des herbicides de Monsanto. (Samedi 19 mai 2018)
Keystone

«Monsanto est foutu, la jeunesse est dans la rue», «Monsanto, c'est pas bien, et en plus ça sert à rien» ou encore «Bayer, Monsanto, les peuples auront ta peau»: voici les slogans du millier de personnes venues samedi après-midi manifester à Morges, devant le siège du géant de l'agroalimentaire. Les manifestants, pour certains déguisés en brocolis, asperges ou oignons, pointent du doigt le caractère toxique de ses herbicides, la privatisation des semences via des brevets ou encore l'inefficacité de ses OGM.

Cette année, une nouvelle critique vient s'ajouter à ces traditionnelles revendications: «un danger démocratique», selon les mots de Guillaume Matthey, du mouvement SolidaritéS. «Seules détentrices de données sur le digital farming , Monsanto et Bayer mélangés, c'est le Google ou le Facebook des champs», a-t-il déclaré du haut d'une «scène» qui consistait en une remorque de tracteur. Les deux firmes, qui ont fusionné récemment pour devenir leader mondial de la production de semences et d'herbicides, sont en effet soupçonnées de compiler une masse importante de données, notamment sur les quantités d'eau et de pesticides introduits dans des champs de plus en plus connectés.

La manifestation de cette année s'inscrit dans un contexte de lutte particulièrement dynamique. En effet, le 25 mai sera déposée à Berne une initiative demandant «Une Suisse libre de pesticides de synthèse». Le texte initié par sept Neuchâtelois, qui a récolté 140'000 signatures, veut bannir de Suisse les aliments qui contiennent des pesticides ou pour la production desquels des pesticides ont été utilisés. Le 18 janvier, une autre initiative demandant quant à elle «Une eau propre pour tous et une alimentation saine» a été déposée. Elle exige dans un délai de huit ans que la Confédération cesse de subventionner les pesticides et les antibiotiques à titre prophylactique.

Selon Greenpeace Vaud, qui a organisé cette quatrième édition, «1000 personnes étaient présentes», contre «800 à 1000» selon la police. A Bâle, ils étaient également 2000 à manifester dans le cadre de cet événement mondial. «Aucun incident n'est à déplorer» selon la gendarmerie de Morges, qui avait déployé des boucliers anti-émeutes.

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