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Un mini-Ragusa pour oublier les bus bondés entre Lausanne et Lutry

Les CFF ont remercié les passagers de leur patience, après l’éboulement du 19 février. Les travaux continuent.

Les travaux d'urgence après le glissement de terrain du 19 février.
Les travaux d'urgence après le glissement de terrain du 19 février.
Jean-Christophe Bott, Keystone

Un mini-Ragusa et un mot de remerciement, voici ce qu’ont reçu les pendulaires mercredi matin à Lausanne, à l’arrivée des trains en provenance du Valais. Une façon de faire passer la pilule des bus de remplacement qui ont roulé pendant une semaine entre Lutry et Lausanne, après le glissement de terrain du 19 février.

«Vous avez été nombreux à prendre les bus de remplacement et à subir les perturbations du trafic, le plus souvent avec bonne humeur et compréhension», déclaraient les CFF aux voyageurs, qui n’ont pas boudé la petite douceur chocolatée matinale. Un prospectus donnait des nouvelles du lieu de l’incident, au chemin de Chandieu, à Lausanne. «Même si les travaux de réaménagement de la zone éboulée se poursuivent jusqu’à la mi-avril, les trains circulent à nouveau normalement entre Lausanne et Lutry.»

La voie ferrée du côté lac, fermée après le glissement de terrain, avait été rouverte à la circulation des trains le 27 février, à une vitesse maximale de 20 km/h. Cette opération avait mis fin aux retards des convois grandes lignes et aux trajets en bus des pendulaires régionaux. «Depuis vendredi, cette limite a été augmentée à 50 km/h», déclare Frédéric Revaz, porte-parole des CFF.

«Les analyses géologiques se poursuivent»

Les passagers ne remarquent donc plus aucune perturbation, à peine un ralentissement au passage de la zone de chantier. Car les travaux de consolidation se poursuivent en direction de l’est. «Le secteur où s’est produit le glissement de terrain est désormais consolidé. Nous poursuivons les opérations de renforcement sur une quinzaine de mètres plus loin en direction de Pully», explique Frédéric Revaz.

Les CFF cherchent toujours la source des deux poches d’eau qui ont provoqué le glissement de terrain. Un remblai de 8 mètres de haut, aménagé en 1861 lors de la construction de la ligne du Simplon pour servir de support aux rails, s’est effondré. Il est formé de molasse concassée qui, devenue sablonneuse, se gorge facilement d’eau. Des connaisseurs soupçonnent un drainage insuffisant ou mal entretenu le long des voies. Les CFF n’ont pas encore l’explication définitive: «Les analyses géologiques se poursuivent», relève Frédéric Revaz.

Les opérations d’urgence ont coûté 300'000 francs, auxquels s’ajoute le prix des bus, de 150'000 à 200'000 francs. Et celui de l’opération Ragusa: un millier de chocolats distribués pour quelques centaines de francs. Le dernier remerciement collectif de ce genre remonte au printemps 2015, après le déraillement d’un train transportant des produits chimiques à Daillens,

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