La Municipalité de Lausanne accusée de «déni de démocratie»

PolitiqueLa municipale des finances s'est attiré les foudres de la droite qui la soupçonne de faire passer en douce de nouvelles hausses sur le stationnement.

Le PLC Valentin Christe (à g.) et le PLR Xavier de Haller, ici en 2016, ont à nouveau fait la paire dans une controverse avec la municipalité de gauche de Lausanne.

Le PLC Valentin Christe (à g.) et le PLR Xavier de Haller, ici en 2016, ont à nouveau fait la paire dans une controverse avec la municipalité de gauche de Lausanne. Image: LEO DUPERREX/A

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Le débat sur les comptes 2017 de la Ville de Lausanne a été le théâtre, mardi soir, d’une belle passe d’armes entre l’opposition de droite et la municipale socialiste des Finances, Florence Germond.

Le préavis des comptes 2017 soumis au Conseil communal comprenait la modification d’un article dans le règlement sur la circulation et le stationnement. Le changement proposé visait à permettre que l’argent récolté dans le fonds du stationnement puisse être réaffecté non seulement aux dépenses en lien avec le parcage, comme ça a été le cas jusque-là, mais aussi aux dépenses de mobilité en général (routes, transports publics, etc.).

Le PLR Xavier de Haller y a vu la transformation subreptice d’une taxe causale bien précise à un «impôt général». Pour le conseiller communal, une telle modification aurait dû être traitée comme un objet parlementaire en soi, avec une commission ad hoc et non comme une espèce d’avenant aux comptes 2017. L’élu estime que l’on touche là à une question «politique et pas technique».

Valentin Christe, du PLC (Parti libéral conservateur) a poursuivi la logique en demandant à la Municipalité de retirer ce point du préavis sur les comptes, l’accusant de «déni démocratique». «C’est un passage à la hussarde, un cavalier législatif, contre lequel il n’y a pas de référendum possible», a asséné le conseiller.

Après que plusieurs représentants à gauche majoritaire se sont gaussés de la «baudruche de la droite» (Vincent Rossi, Les Verts), Florence Germond a expliqué les raisons du changement proposé. Il s’agit, dit-elle, d’ouvrir le fonds à d’autres financements, comme cela s’est fait par exemple à l’échelon fédéral avec le fonds ferroviaire FAIF. Elle promet aussi que ce n’est pas un moyen de gonfler les recettes en provenance du parcage. Enfin, la décision est attaquable en référendum.

La modification a été acceptée à 53 contre 27 avec 3 abstentions et les comptes 2017 ont passé la rampe à la quasi-unanimité. Cet exercice boucle avec un déficit de 8,6 millions alors que le trou devait être de 40 millions. Presque tous ont salué cette «bonne surprise». (24 heures)

Créé: 13.06.2018, 17h06

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