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Aux Mystères de l’UNIL, les enfants se sont glissés dans la peau d’étudiants

Pour sa 12e édition, la manifestation a innové en proposant ce week-end des minicours dédiés aux bambins.

Les participants à ces journées portes ouvertes ont pu assister à des conférences, mais aussi participer à différents ateliers, comme celui dédié à la réalité virtuelle.
Les participants à ces journées portes ouvertes ont pu assister à des conférences, mais aussi participer à différents ateliers, comme celui dédié à la réalité virtuelle.
Patrick Martin

Dans un amphithéâtre de l’UNIL, un professeur donne un cours magistral. Rien de bien exceptionnel. Si ce n’est que ce week-end les auditeurs ne sont pas des étudiants d’une vingtaine d’années, mais des enfants, parfois hauts comme trois pommes. Cette petite dizaine d’élèves pas comme les autres «étudient» dans le cadre des Mystères de l’UNIL.

Cette année, en plus des ateliers ludiques traditionnels, la manifestation a proposé une nouveauté: l’UNIL en herbe. Soit une série de minicours donnés par des enseignants de la Faculté des lettres et de celle de théologie et sciences des religions. Les conférences d’une dizaine de minutes, conçues spécialement pour un public junior, ont abordé des thèmes en lien avec la mémoire, sujet de l’édition 2017 des Mystères de l’UNIL.

Transmettre un savoir

«Quand on s’adresse aux enfants, il faut adopter un langage particulier, sans les infantiliser. C’est un défi d’arriver à leur transmettre un savoir aussi spécialisé. Mais c’était une belle expérience, que je recommencerais avec plaisir. Les enfants ont une spontanéité que je trouve stimulante», explique Philippe Zannelli, assistant diplômé à l’Institut lémanique de théologie pratique.

Grâce à une présentation ludique et pleine d’humour, l’enseignant a réussi à intéresser des petits de 5 à 13 ans à l’épineuse question de la véracité des récits bibliques. Il a ainsi montré comment certains apôtres ont eu des «trous de mémoire» lorsqu’ils ont relaté, chacun à leur manière, les événements de la vie de Jésus.

«J’ai bien aimé les cours, surtout celui qui parlait des photos de classe, parce que ça me rappelle l’école»

Malgré la complexité de certains sujets, les étudiants en herbe ont été convaincus par ces présentations. «J’ai bien aimé les cours, surtout celui qui parlait des photos de classe, parce que ça me rappelle l’école», s’enthousiasme Victor, 11 ans, qui se voit bien faire des études pour devenir architecte. Quant à sa maman, Patricia Saugeon Schmid, elle a apprécié les conférences, car «elles sont accessibles à tous les publics, aux enfants comme aux adultes».

Le concept n’a cependant pas rencontré son public, puisque les amphithéâtres étaient clairsemés. Pour Diego Salvadore, responsable événements de l’UNIL, c’est une petite déception. «On espérait plus de monde, avoue-t-il. Mais on souhaite continuer l’UNIL en herbe, parce que l’idée de se mettre dans la peau d’un étudiant est sympa. Il faudra adapter le concept, en misant davantage sur l’interactivité.» Les Mystères de l’UNIL ont, quant à eux, rencontré un vrai succès, avec plus de 10 000 visiteurs entre jeudi et dimanche.

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