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«On naît transgenre, on ne le devient pas avec l’âge»

En Suisse, la question des jeunes transgenres reste taboue. Une spécialiste explique pourquoi il est important que les choses changent.

Psychothérapeute et professeure de sexologie clinique, Denise Medico est l’une des fondatrices d’Agnodice, une fondation lausannoise œuvrant en faveur des personnes transgenres depuis dix ans.
Psychothérapeute et professeure de sexologie clinique, Denise Medico est l’une des fondatrices d’Agnodice, une fondation lausannoise œuvrant en faveur des personnes transgenres depuis dix ans.
Vanessa Cardoso

En feuilletant la presse people, qui n’est pas déjà tombé sur l’histoire de la petite Shiloh, fille de Brad Pitt et d’Angelina Jolie? Depuis son plus jeune âge, l’enfant exigerait qu’on l’appelle John et refuserait de porter des vêtements féminins. «Je ne serai jamais le genre de parent qui forcerait quelqu’un à faire quelque chose qu’il ne veut pas», déclarait en 2010 sa mère dans Vanity Fair. Si la question des enfants et adolescents transgenres est de plus en plus médiatisée, elle est encore taboue en Suisse. C’est le constat de la fondation lausannoise Agnodice, qui vient en aide aux personnes transgenres depuis dix ans. Souhaitant faire évoluer les choses, elle organisait hier à Lausanne un symposium sur le thème de la transidentité chez les jeunes. Rencontre avec Denise Medico, psychothérapeute, professeure de sexologie clinique et l’une des fondatrices d’Agnodice.

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