Neuroscientifique réputé, Peter Clarke est décédé

Carnet noirAncien professeur associé à l’Université de Lausanne, ce spécialiste du cerveau à l’aura internationale était aussi un chrétien engagé.

Le défunt a piloté un groupe de recherche dédié à la mort neuronale jusqu'à sa retraite, en 2012.

Le défunt a piloté un groupe de recherche dédié à la mort neuronale jusqu'à sa retraite, en 2012. Image: LDD

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Dans le vaste monde des neurosciences, Peter Clarke était une sommité, un scientifique de haut vol, convié à partager ses découvertes sur le cerveau aux quatre coins de la planète. Doté d’un esprit brillant et d’un caractère humble, l’ancien professeur associé à l’Université de Lausanne est décédé d’un cancer la semaine dernière, à l’âge de 68 ans.

Après des études à Oxford, ce Britannique à la silhouette élancée et à l’humour fin a posé ses valises dans la capitale vaudoise en 1977. Il y a enseigné l’anatomie et la neurobiologie et a piloté un groupe de recherche consacré à la mort neuronale jusqu’à sa retraite, en 2012.

Interface entre les neurosciences et la foi

Engagé dans l’Eglise évangélique de Villard (Lausanne), Peter Clarke a consacré les dernières années de sa vie à creuser l’interface entre les neurosciences et la foi, relate Stephanie Clarke, son épouse, professeure et cheffe du Service de neuropsychologie et de neuroréhabilitation du CHUV. «Je n’ai jamais trouvé qu’il y avait un conflit entre science et foi. Comme disait Galilée, «les Saintes Ecritures nous apprennent comment aller au ciel, pas comment le ciel doit aller», résumait Peter Clarke dans un sourire.

Le cancer avait déjà frappé les époux Clarke en janvier 2014, emportant Christine, l’une des deux filles du couple. Profondément croyante, la jeune fille de 24 ans avait fait face à la mort avec un courage renversant. Quelques semaines avant son décès, elle mettait la touche finale au disque de slam qu’elle avait décidé d’écrire, testament lucide, intelligent et plein d’espérance. «Mon mari est, lui aussi, resté serein tout au long de sa maladie. Et, même quand son cancer a pris une mauvaise tournure, il est demeuré en paix, s’appuyant sur sa foi chrétienne», témoigne sa femme. (24 heures)

Créé: 23.09.2015, 16h36

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