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Nouveau concept d'atelier en self-service à Chailly

Motard et globe-trotter, Robin Brugerolle a ouvert cet été à Chailly Le Bercail, un lieu pour entretenir sa moto et échanger

Robin Brugerolle souhaite acceuillir au Bercail tous les motards ayant envie de mettre les mains dans le cambouis.
Robin Brugerolle souhaite acceuillir au Bercail tous les motards ayant envie de mettre les mains dans le cambouis.
PHILIPPE MAEDER

«Le Bercail, c’est le coin où je bricolais mes motos chez mes parents et où les copains passaient discuter. Mais en plus grand et mieux organisé», résume Robin Brugerolle. Un atelier participatif d’un nouveau genre, monté sous forme de start-up et ouvert à toutes et à tous. Inauguré dans le quartier de Chailly, à Lausanne, durant l’été, le Bercail occupe une surface de 400 m2 au sous-sol d’un immeuble, accessible par un monte-charge. Le jeune entrepreneur y a installé plusieurs lifts pour travailler sur les motos en hauteur, l’outillage de base pour chaque place de travail et un coin avec des outils spécifiques, comme une sableuse ou un bac de nettoyage. Mais le Bercail n’est pas qu’un atelier où l’on peut bricoler soi-même. Avant ou après avoir mis les mains dans le cambouis, les utilisateurs peuvent partager leurs expériences au bar, feuilleter des revues dans des canapés ou préparer leurs futurs voyages dans une pièce séparée. «Les mentalités changent, observe le créateur du lieu en avouant être son premier client. Les gens ne se contentent plus des offres uniquement économiques. Ils veulent aussi se retrouver et échanger.» Pour anticiper leurs attentes, Robin Brugerolle se base sur ses propres expériences et envies. De motard et de globe-trotter. De ses instants d’énervement lorsqu’il ne disposait pas de l’outil adéquat, de son dépit face aux problèmes mécaniques complexes et de ses envies de partage dans un lieu convivial, aux couleurs de sa passion.

Pas un concurrent

Le jeune entrepreneur se défend toutefois de concurrencer les commerçants en place et notamment les concessionnaires. «Je ne vends rien ici. Et les gens qui viennent sont ceux ayant envie de se salir les mains et qui ne seraient donc pas allés dans un garage. Je leur offre juste de meilleures conditions pour le faire et la possibilité de bénéficier de conseils.» Car avant de se lancer dans son projet unique en Suisse romande – il en existe un autre à Zurich –, Robin Brugerolle a complété sa formation commerciale par un diplôme de mécanique moto. «Mais je ne ferai pas de mécanique moi-même ici», précise-t-il. Son travail consiste à la gestion du fonctionnement du Bercail puis, dans un second temps, à l’organisation de sorties, peut-être de voyages et de cours. «Quand on achète une moto, personne ne nous apprend comment faire l’entretien de base: pression des pneus, tension de la chaîne ou contrôles de l’état des plaquettes de frein.» Financièrement, le Bercail doit tourner grâce aux locations payées par les utilisateurs: de 100 fr. la journée à 600 fr. l’abonnement annuel. Une dizaine de clients en profitent ou en ont déjà profité. «Dont deux Jurassiens. Une bonne surprise et la confirmation de la justesse de mon choix de m’installer à Lausanne, au centre de la Romandie.»

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