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Nouvelle parade pour lutter contre UberPop à Lausanne

Les chauffeurs «amateurs» d’Uber pourront obtenir le permis pros plus facilement.

L'objectif de l'Association des Taxis est la disparition du service UberPop, composé de chauffeurs amateurs, et de sa concurrence jugée "déloyale"
L'objectif de l'Association des Taxis est la disparition du service UberPop, composé de chauffeurs amateurs, et de sa concurrence jugée "déloyale"

Deux ans, c’est long. En tout cas trop pour le Conseil intercommunal de l’Association de communes de la région lausannoise pour la réglementation du service des taxis. Car ce ne sera pas avant 2019, au plus tôt, qu’une loi cantonale interdira UberPop, ce service qui permet à des chauffeurs non professionnels de véhiculer des privés. «Le statu quo ne pouvant perdurer, il sied de prendre des mesures durant cet intervalle afin que la société Uber mette un terme à l’activité UberPop», explique Pierre-Antoine Hildbrand, président du Comité de direction du PLR et municipal lausannois.

C’est ainsi que lors de la récente séance du Conseil des taxis, le 1er novembre dernier, une nouvelle disposition transitoire dans le règlement intercommunal sur le service des taxis a été adoptée. Elle simplifie l’accès au carnet de conducteur (CCT) indispensable pour obtenir un permis de chauffeur professionnel, au plus tard jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi cantonale. Sur demande «motivée», le Comité de direction pourra donc accorder à titre exceptionnel des dérogations à tout ou partie des conditions nécessaires à la délivrance du CCT pour une durée d’une année, renouvelable une seconde année.

«Il s’agit clairement de permettre à la société Uber d’opérer la migration de ses chauffeurs UberPop vers UberX»

À titre d’exemple, les personnes souhaitant obtenir le carnet de conducteur pourront être exemptées de l’examen topographique, qui, au vu de la technologie, est considéré comme moins fondé, étant donné que la plupart des véhicules sont aujourd’hui dotés de GPS. «Il s’agit clairement de permettre à la société Uber d’opérer la migration de ses chauffeurs UberPop vers UberX», explique Pierre-Antoine Hildbrand.

Le projet de modification de la loi sur l’exercice des activités économiques (LEAE) et de la loi sur la circulation routière (LVCR), présenté en mai dernier par le conseiller d’État Philippe Leuba, permettra de mettre un terme à la concurrence jugée «déloyale» d’UberPop, surtout en matière de tarifs. À terme, le petit monde vaudois des chauffeurs de taxi sera divisé en deux catégories: les taxis A actuels, qui bénéficient d’un usage accru du domaine public, et tous les autres, y compris les UberX.

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