Une ode au «syndic, à la vache et au verre de blanc»

LausanneLes archives du Comptoir Suisse seront enfin mises en valeur à l’occasion du centenaire de la foire, en 2019

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C’est un fonds d’archives immense que les historiennes Anne-Katrin Weber et Claire-Lise Debluë exploitent pour la première fois: celui du Comptoir Suisse. La foire fêtera son centenaire en 2019.

Les chercheuses de la Faculté des lettres de l’UNIL préparent pour l’occasion une série d’événements, fruits d’un projet de recherche ambitieux financé par le Fonds national suisse et baptisé «Le syndic, la vache et le verre de blanc». Elles annoncent «une plongée dans l’histoire quotidienne du canton au XXe siècle. Il n’y a jamais eu de recherches historiques sur les foires en Suisse. Les fonds sont répertoriés mais peu ou pas valorisés. Ce sont des archives assez fascinantes.»

Dès 1920, des photographes sont mandatés par la manifestation. «Le Comptoir Suisse a été systématiquement documenté sur tout le siècle. C’est rare. Et cela permet de voir une évolution assez géniale», relève Claire-Lise Debluë. À chaque époque ses modes. Citons les orchestres de robots dans les années 1950, la présentation du programme spatial de la NASA dans les années 1960 ou la manifestation de la jeunesse lausannoise (Lôzane Bouge) en 1980.

«Le Comptoir dit énormément de choses sur l’histoire sociale, politique, économique de Lausanne et du canton de Vaud, relève Anne-Katrin Weber. C’est un témoin de la place des femmes, par exemple, ou de l’évolution du métier d’agriculteur.» Au faîte de sa gloire, dans les années 1960, la manifestation enregistre plus de 500 000 entrées. Aujourd’hui, elle lutte pour sa survie (108 000 visiteurs en 2017). Le résultat du travail des chercheuses sera dévoilé dès septembre 2019, sur plusieurs sites. Sous forme d’exposition, bien sûr, mais pas seulement. «Notre ambition va au-delà du fait de raconter cette histoire centenaire.» Le public est invité à exhumer ses trésors. Les détenteurs de photos du Comptoir pourront les numériser dans un laboratoire et livrer leurs témoignages oraux. L’occasion, pour les historiennes, de faire la part belle à la médiation scientifique en expliquant en quoi consiste leur métier à l’ère du numérique. (24 heures)

Créé: 02.06.2018, 08h58

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