Des oiseaux pour saint François

LausanneUne poignée d’oiseaux en céramique font le pied de grue sur les avant-toits de l’église Saint-François

Les «uccellini» d’Ignazio Bettua sont postés sur les avant-toits de l’église Saint-François, avec vue plongeante sur sa grenouille-fontaine, à l’entrée de la promenade Derrière-Bourg.

Les «uccellini» d’Ignazio Bettua sont postés sur les avant-toits de l’église Saint-François, avec vue plongeante sur sa grenouille-fontaine, à l’entrée de la promenade Derrière-Bourg. Image: Leo Duperrex

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Mais qui sont ces piafs aux traits épurés qui ont élu domicile sur les avant-toits de l’église Saint-François? Les passants les plus attentifs, habitués à lever le nez, commencent à poser la question sur les réseaux sociaux. En fait, les volatiles se sont posés au mois de juin déjà. Signés Ignazio Bettua, ils pourraient, à terme, être rejoints par une nuée de semblables.

«Un projet nommé Uccellini»

«Cela fait deux ans que je travaille sur ce projet, nommé «Uccellini» (ndlr: «petits oiseaux» en italien), explique l’artiste lausannois. Ils ont longtemps été posés sur ma maison, pour tester leur résistance au froid et aux intempéries.» En juin, celui qui est aussi enseignant d’arts visuels au gymnase, a eu l’autorisation de la Ville et des Monuments et sites de faire des essais sur l’église.

«Le projet s’inscrit très bien dans l’esprit de saint François, mais aussi dans celui de l’Esprit Sainf’»

L’installation fait référence au sermon aux oiseaux de saint François d’Assise, peint notamment par Giotto, et à l’ancien monastère dont il ne reste que l’église, dédié au saint italien. Le projet est d’ailleurs très bien reçu par le locataire des lieux. «Il s’inscrit très bien dans l’esprit de saint François, mais aussi dans celui de l’Esprit Sainf’», commente Jean-François Ramelet, pasteur à la paroisse de Saint-François et concepteur de l’Esprit Sainf’, dont l’objectif est de faire de l’église une oasis dans la ville qui ouvre le dialogue entre théologie et culture contemporaine.

Pas une première

Ce dialogue, c’est une des motivations d’Ignazio Bettua. «Comme artiste contemporain, cela m’intéresse d’intervenir sur un bâtiment historique. Et il y a un lien clair avec ma spiritualité.» Les petits oiseaux de céramique émaillée, qui adoptent tous les positions observées chez de vrais volatiles, ne sont pas la première sculpture animalière d’Ignazio Bettua. C’est aussi lui qui signe la grenouille à l’œil émeraude qui trône à l’entrée ouest de la promenade Derrière-Bourg depuis 2003. Les deux installations sont autant de clins d’œil au sculpteur lausannois Edouard-Marcel Sandoz, dont le bestiaire embellit notamment le parc Denantou. (24 heures)

Créé: 07.10.2016, 20h56

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