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Le Parti socialiste remet en cause un sondage de police

Le PS lausannois dépose une interpellation après l’envoi, à 3000 citoyens, d’un questionnaire sur la sécurité dans les quartiers de Chauderon, Maupas, Riponne et Tunnel.

Pour le PS, le sondage de la police pourrait faire peur et avoir l’effet contraire et instiller un sentiment d’insécurité.
Pour le PS, le sondage de la police pourrait faire peur et avoir l’effet contraire et instiller un sentiment d’insécurité.
MAEDER-A

C’est un sondage, déjà fort de 75 questions, qui en suscite une autre flopée parmi les rangs des élus socialistes à Lausanne. Ils viennent d’ailleurs de déposer une interpellation au Conseil communal à ce sujet. C’est qu’en avril dernier, 3000 habitants des quartiers de Chauderon, Maupas, Riponne et Tunnel ont reçu dans leur boîte aux lettres un courrier du municipal de police Pierre-Antoine Hildbrand, en réalité une invitation à répondre à un sondage sur la sécurité conjointement réalisé avec l’Unité de criminologie de l’UNIL. «La Municipalité sait-elle si le questionnaire a été validé par une commission d’éthique de l’UNIL ou par le comité d’éthique du corps de police?» s’interrogent les cinq signataires de l’interpellation. Ils dénoncent des questions «particulières voire problématiques».

Parmi les questions qui fâchent, il y a celles qui, aux yeux du PS, «stigmatisent» les mendiants, les groupes de jeunes et les marginaux. Comme celle-ci: «Lorsque vous marchez seul(e) dans votre quartier d’habitation après la tombée de la nuit, évitez-vous volontairement, pour des raisons de sécurité, certains endroits ou certaines personnes», qui propose parmi les réponses possibles «Oui, j’évite certaines personnes (ex. toxicomanes, mendiants, groupes de jeunes)» ou «Oui, j’évite certaines places et rues (ex. rues mal éclairées, endroits fréquentés par des marginaux)».

«Certains sondés ont peut-être apprécié de savoir que la police se soucie de leur sécurité. Mais ce sondage peut aussi faire peur aux habitants des quartiers concernés et instiller un sentiment d’insécurité qui n’est pas forcément présent. Sans oublier une possible stigmatisation des habitants de ces quartiers», estime le PS. Une autre question est jugée «sexiste». La voici: «De manière générale, pensez-vous être capable de vous défendre physiquement face à une personne de même corpulence que vous?» avec deux sous-questions, selon qu’il s’agit d’un homme ou d’une femme de même corpulence.

Enfin, le PS se demande si le sondage a un lien avec le débat sur l’espace de consommation sécurisé qui a lieu ce mardi soir au Conseil communal. Une question s’y réfère directement: «Etes-vous favorable à l’ouverture d’un espace sécurisé pour la consommation de stupéfiants en ville de Lausanne?». Et le PS de demander si la Municipalité compte utiliser les données recueillies, que ce soit lors du vote au Conseil communal ou lors d’une éventuelle campagne référendaire.

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