Particules fines tenues à l’œil aux Plaines-du-Loup

LausanneUne station est installée à l’endroit de l’écoquartier. Elle traquera les polluants avant, pendant et après le chantier.

La municipale Natacha Litzistorf (à g.) et la conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro dans la station.

La municipale Natacha Litzistorf (à g.) et la conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro dans la station. Image: J.-B. SIEBER/Keystone

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Proposer un écoquartier aux Plaines-du-Loup dans un souci environnemental, c’est bien. Le construire en limitant les émissions polluantes des machines et des installations de chantier, c’est encore mieux. Ainsi, en étroite collaboration avec le Canton, qui fournit les outils de mesure, Lausanne s’est dotée d’une station qui renifle désormais particules fines et dioxyde d’azote sur les hauts de la capitale vaudoise. «Nous devons nous montrer rigoureux à toutes les étapes», explique Natacha Litzistorf, municipale lausannoise du Logement, de l’Environnement et de l’Architecture.

Lausanne abrite déjà une station de mesure sur son territoire, exploitée par la Confédération dans le cadre du réseau NABEL. Basée dans le quartier de César-Roux, elle est surtout la surveillante des particules fines (PM10) dans une zone à fort trafic routier. La capitale vaudoise compte aussi 48 capteurs de dioxyde d’azote (NO2). La station des Plaines-du-Loup analysera plutôt la pollution latente, tout au long du processus de construction de l’écoquartier. «Elle nous permettra de mettre en œuvre des mesures spécifiques d’organisation et de planification des chantiers», annonce la municipale.

Pour superviser ce dossier, la Ville s’est notamment dotée d’une Unité Environnement. Ses missions: suivre l’évolution environnementale de la commune, garantir le respect des exigences quant à l’air, au bruit et au rayonnement en coordination avec le Canton, mais aussi contribuer à une politique globale de promotion de la santé.

Une série de mesures

Premier écoquartier du programme Métamorphose, le site des Plaines-du-Loup est appelé à vivre l’une des plus fortes croissances de l’agglomération Lausanne-Morges, avec une population qui avoisinera les 10 000 habitants. La nouvelle station de mesure permettra de documenter précisément l’évolution de la qualité de l’air du quartier. Mais elle ne suffira bien entendu pas, à elle seule, à rendre le futur quartier écologique et énergétiquement exemplaire. Toujours en matière de protection de l’air, les autorités souhaitent donc maîtriser le trafic, développer un concept énergie, soigner et penser les paysages et espaces verts et suivre la construction de très près. Natacha Litzistorf: «Il s’agit par exemple de tenir d’une main ferme les architectes pour qu’ils ne partent pas dans des délires qui ne tiendraient pas compte de la qualité de vie.»

Au niveau cantonal, le réseau vaudois de surveillance de la qualité de l’air est composé de sept stations fixes de mesure, d’une station mobile et de 200 capteurs passifs. Son nom: Vaud’Air. Il a été déployé en 1994. Les stations enregistrent les particules fines PM10, l’humidité et la température, les particules fines PM2,5 et les polluants gazeux (NO 2 , SO 2 et O 3 ). Les mesures sont transmises en temps réel. (24 heures)

Créé: 12.09.2017, 18h35

77 morts évités chaque année

Depuis que le réseau Vaud’Air a été modernisé en 2008, dix ans se sont écoulés. L’occasion de faire un bilan de l’évolution de la qualité de l’air dans le canton. Première bonne nouvelle: très problématiques il y a trente ans, les concentrations de monoxyde de carbone, de plomb et de dioxyde de soufre ne sont pratiquement plus observées. C’est aussi le cas du benzène. Il ressort encore que l’exposition moyenne des Vaudois aux particules fines et au dioxyde d’azote a reculé respectivement de 14% et de 18% en dix ans. L’Université de Zurich et l’Institut tropical et de santé publique suisse (Bâle) se sont particulièrement penchés sur l’agglomération Lausanne-Morges. L’étude révèle qu’en ce qui concerne l’impact des particules fines sur les habitants, 26 décès prématurés et 215 jours d’hospitalisation ont été évités chaque année depuis 2005. Pour ce qui est du dioxyde d’azote, on parle de 51 décès prématurés et de 244 jours d’hospitalisation évités. En Suisse, à titre de comparaison, on déplore 3000 décès prématurés par année et 20'000 jours d’hospitalisation en raison de la pollution de l’air.

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