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Le passage Saint-François, point noir du centre-ville

Escalators en panne régulière, commerce à l’abandon, WC glauques... L’endroit est parmi les plus sordides du centre-ville.

Le passage sous-terrain de Saint-François, ses escalators, sa boulangerie abandonnée, ses toilettes.
Le passage sous-terrain de Saint-François, ses escalators, sa boulangerie abandonnée, ses toilettes.
Philippe Maeder

Trois municipaux lausannois se partagent le travail dans le passage souterrain de Saint-François, bien placé au palmarès des lieux glauques du centre-ville.

Il y est question de mobilité, de petits commerces et de sécurité. Entre autres. Certes, l’endroit n’a jamais été un lieu des plus agréables à fréquenter. Mais depuis un incendie fin 2014 et avec lui la fermeture de la petite boulangerie souterraine, la situation s’est dégradée.

C’est d’abord l’accès à cette liaison piétonnière empruntée par près de 15 000 personnes par jour qui pose souvent problème. Les deux paires d’escalators connaissent de nombreuses pannes. «Clairement, la situation n’est pas satisfaisante, admet Florence Germond, municipale en charge de la mobilité. Nous avons un contrat avec une entreprise censée s’en charger. Nous les interpellons sans cesse mais nous allons peut-être devoir passer à la vitesse supérieure et faire les choses différemment…»

Esquisses de projets

Une fois que les passants sont tout de même parvenus à pénétrer dans le passage, ils se retrouvent face à un espace désespérément vide à l’exception d’une minuscule cordonnerie cachée sous des escaliers, face aux toilettes.

Une boulangerie reprendra-t-elle la place laissée vacante? La Ville n’a pas encore de réponse à cette question. «Dans l’idéal, il faut de la vie à cet endroit, commente la municipale Florence Germond. Mais un commerce peut-il y survivre?» Sa collègue Natacha Litzistorf abonde: «Nous voulons que l’ensemble de ce passage soit animé. Son aménagement doit correspondre à l’usage qu’on veut ou qu’on ne veut plus. Il y a des esquisses de projets qui englobent aussi une réflexion sur l’espace publicitaire et sur, pourquoi pas, une présence artistique.»

L’élue poursuit en énumérant d’autres tares: le revêtement au sol glissant et mal adapté au froid est lui aussi l’objet de préoccupations et de réflexions. Idem pour l’éclairage. «Dans d’autres pays européens on est plus attentif à aborder les passages souterrains de manière qualitative. Nous avons tendance à les délaisser, or ce sont des espaces publics et ils méritent donc notre attention.»

Prostitution dans les WC?

Mais ce qui préoccupe certainement le plus les piétons comme les élus, ce sont les WC publics. Connus de longue date pour être un lieu de rencontre à des fins sexuelles, ils ont plus récemment fait l’objet de témoignages liés à de la prostitution. Et plus précisément à des pratiques concernant de jeunes hommes roms.

«Une opération menée avec la brigade des mœurs n’a pas permis d’établir la présence d’activités de prostitution à cet endroit, ni celle d’un réseau»

Le municipal de Police Pierre-Antoine Hildbrand confirme avoir eu connaissance des mêmes informations. «Toutefois, une opération menée avec la brigade des mœurs n’a pas permis d’établir la présence d’activités de prostitution à cet endroit, ni celle d’un réseau. Il est de notoriété publique que ces WC peuvent parfois servir de lieu de rencontre sans qu’une intervention de police soit pour autant nécessaire.»

Ces toilettes publiques seront les premières à subir une grande transformation, dès le mois de septembre. Elles sont incluses dans le plan de réfection de 20 WC de la ville, devisé à 4 millions de francs. Le projet choisi sera rendu public ces prochaines semaines. Florence Germond promet qu’elles seront «plus avenantes».

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