Perturbateurs endocriniens traqués dans les crèches

LausanneLa Ville de Lausanne lance une action dans deux centres de vie enfantine.

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Image d'illustration. Image: VANESSA CARDOSO - A

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Tapis, jouets, meubles, emballages, produits de nettoyage, eau… Les perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques toxiques qui peuvent perturber le système hormonal, sont partout. Les autorités lausannoises ont décidé d’agir en limitant l’exposition des enfants en bas âge.

Le programme d’action est implanté dans deux centres de vie enfantine (Valency et la Borde). Il s’étendra dès cet automne à l’ensemble des crèches lausannoises, sur base volontaire. «On n’a presque plus de jouets en plastique, témoigne la codirectrice du Centre de vie enfantine de Valency, Crystel Cagneau. Notre dînette est en inox, par exemple. Plein de petites choses peuvent être changées.» Réduire les emballages, choisir une literie en textile bio, utiliser des verres en verre, réfléchir à la composition des ustensiles de cuisine…

«L’idée est de se demander ce que l’on propose aux enfants, résume la directrice du Centre de vie enfantine de la Borde, Ana Lattion. Que sont-ils susceptibles de porter à la bouche? Nous regardons aussi la composition des cosmétiques. On a aboli les lingettes humides pour les soins de bébé. On fabrique du liniment composé de cire d’abeille, d’huile d’olive et d’eau de chaux, et cela fonctionne très bien. Ça ne prend pas plus de temps et ça coûte moins cher.»

Un guide de conseils pratiques sera mis à la disposition du personnel et des parents ce printemps. En parallèle, la centrale d’achat de la Ville supprimera les produits d’entretien les plus indésirables et cherchera des alternatives sans substance problématique.

La réflexion porte aussi sur le mobilier. Les produits labellisés seront privilégiés. Il s’agit même de réfléchir aux matériaux de construction. «On y va petit bout par petit bout, indique Natacha Litzistorf, municipale chargée du Logement, de l’Environnement et de l’Architecture. On ne va pas résoudre tous les problèmes, mais la Ville a jugé qu’elle pouvait faire sa part. Il ne faut pas être alarmiste mais traiter de manière sereine et pragmatique une problématique qui préoccupe beaucoup de gens, à juste titre.» «Le problème des perturbateurs endocriniens est très complexe et nécessite encore quelques éclaircissements scientifiques, convient David Payot, son collègue municipal de l’Enfance. Mais ce projet nous donne un point d’accroche qui nous permet d’avancer, d’identifier des priorités et de proposer des actions concrètes.»

Cette initiative va dans le sens d’un postulat du conseiller communal UDC Fabrice Moscheni, qui demandait aux autorités de se munir d’un plan d’action pour mettre en garde la population contre les perturbateurs endocriniens.

Créé: 09.02.2019, 12h27

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