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Pétition pour la gare de Saint-Saphorin

Une récolte de signatures est en cours pour sauver la halte. Une question a aussi été déposée dans ce sens au Conseil national.

Le site internet www.sauverlagare.ch est une initiative citoyenne. On peut y télécharger la pétition.
Le site internet www.sauverlagare.ch est une initiative citoyenne. On peut y télécharger la pétition.
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Il faut sauver la gare de Saint-Saphorin! C’est ce que dit la pétition, assortie d’un site internet (www.sauverlagare.ch), qui circule jusqu’au 15 mars dans la région de Lavaux. Elle sera transmise à l’Office fédéral des transports (OFT). Une question déposée mercredi à Berne par le conseiller national socialiste Roger Nordmann englobe les haltes de Villette et d’Épesses.

Ces trois gares sont menacées à l’horizon décembre 2023, car il n’est pas assuré qu’elles puissent être adaptées aux exigences de la loi fédérale sur l’élimination des inégalités frappant les personnes handicapées. Leur sort, pas encore scellé dans le rapport de l’OFT d’octobre 2018, devrait l’être au 30 juin 2019. Si les CFF décident de ne pas mettre ces gares aux normes, un service de bus devrait être mis en place.

Les pétitionnaires estiment que la halte de Saint-Saphorin est «essentielle à la vie du village et de la région» et que des bus ne seraient pas une solution de remplacement satisfaisante. Ils listent les perdants en cas de suppression de la gare: les pendulaires (Saint-Saphorin se trouve à 5 minutes de Vevey et 18 de Lausanne), les personnes âgées, qui ne disposent plus de commerces dans le village, les personnes qui, par choix ou nécessité, ne possèdent pas de voiture, et enfin les visiteurs et touristes de cette région inscrite à l’Unesco qui risquerait de «perdre une partie de son attractivité».

Les mêmes arguments sont repris par Roger Nordmann, dans sa question sur la survie des haltes de Villette, d’Épesses et de Saint-Saphorin. Il interroge également sur les mesures alternatives qui seraient proposées aux personnes à mobilité réduite si ces haltes sont conservées sans être adaptées. «Nous voulons montrer que nous avons un œil dessus aussi à Berne», dit-il. Deux députées socialistes de Lavaux avaient déjà déposé une question au Conseil d’État en juin 2018 sur le sujet, promettant qu’une pétition serait lancée si le risque se confirmait. «Le Conseil d’État nous a promis une réponse écrite avant Pâques», indique Monique Ryf. Elle précise que la pétition en circulation n’est pas de leur fait et n’est en rien partisane. «C’est un mouvement citoyen, une mobilisation des habitants, ce qui est très bien!»

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