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Pétition contre un nouvel immeuble à Grancy

L’Entraide Protestante veut agrandir ses anciens locaux et revenir sous-gare.

La gabarits sont déjà visibles, boulevard de Grancy 17b.
La gabarits sont déjà visibles, boulevard de Grancy 17b.
Florian Cella

Si la nouvelle a de la valeur, elle n’a rien de très surprenant. Voilà en effet un nouveau projet immobilier à Lausanne qui est contesté par ses riverains. Une pétition est lancée, elle a déjà récolté quelques centaines de signatures.

C’est du côté de Grancy qu’il faut chercher les gabarits. Au 17 bis, un peu en retrait du seul boulevard de la ville. La petite maison rose de deux étages appartenant à l’Entraide protestante suisse (EPER), qui l’occupait jusqu’en février 2016, va être rasée. À la place, l’EPER veut y construire un immeuble de quatre étages.

Le but? Quitter ses locaux de Fourmi, dans les hauts de la ville, et revenir installer son siège romand et ses 50 collaborateurs Sous-Gare. «Dans des locaux adaptés à notre travail auprès des personnes vulnérables en Suisse et à l’étranger. Réintégrer notre bâtiment à Grancy nous permettra également de réduire nos coûts pour dégager plus de moyens en faveur de nos projets», explique Olivier Graz, responsable de la communication de l’EPER.

Pour pouvoir «respecter les contraintes» d’aménagement, l’EPER a conçu un projet qui déborde sur le coin de verdure de la parcelle d’au-dessus, au numéro 17 du boulevard. Et s’est donc associée avec le propriétaire, Retraites Populaires. Ensemble, les partenaires ont élaboré un immeuble où il n’y aura pas que des bureaux, comme c’est le cas aujourd’hui, mais aussi six logements. Le calendrier actuel prévoit un emménagement à fin 2020.

Sauf si des riverains parviennent à ralentir, voire à stopper le projet. Certains d’entre eux ont décidé de se battre contre la nouvelle construction. Parmi eux, Fabienne Naymark et Jasmin Chidiac. Elles s’activent, avec d’autres voisins, à récolter des signatures contre le projet. Quelques centaines de passants ont déjà participé au mouvement et la récolte se poursuit. «Nous ne nous faisons pas trop d’illusions sur nos chances, disent les deux habitantes du numéro 17. D’un point de vue esthétique, cette maison ne vaut pas grand-chose. Mais les dimensions nous paraissent exagérées.» Des propriétaires voisins ont aussi formulé des oppositions lors de la mise à l’enquête. Une habitante du No 7 explique la démarche: «Nous estimons que cette construction nuirait au caractère idyllique du boulevard de Grancy. Elle ne s’intègre pas à son environnement. Tous les bâtiments du sud du boulevard sont classés au recensement. Mais pas cette petite maison. Je ne dis pas qu’elle est belle, mais le projet est épouvantable!»

Pétitionnaires et opposants placent leur espoir dans la tendance affichée de la Municipalité de Lausanne à défendre le patrimoine bâti de la ville. Il y a quelques jours, la Ville a d’ailleurs obtenu gain de cause au Tribunal cantonal face à un propriétaire auquel elle avait refusé un permis de construire («24 heures» du 23 octobre). Les riverains puisent aussi dans les ambitions affichées par le projet de place de la Gare, au sud des voies. Présenté en août dernier, il promet de mettre en valeur les «qualités arboricoles» des lieux. Fabienne Naymark pose dès lors une question: «Pourquoi prévoit-on de raser des arbres, dans ce cas?»

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