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Une pinte d’habitués qui tient ses promesses

À Lausanne, la vénérable Brasserie Saint-Laurent sert une cuisine traditionnelle savoureuse dans une cadre chaleureux.

La patronne, Graça Borges Taveira, a repris les rênes de la BSL en 2003. «Un coup de foudre!»
La patronne, Graça Borges Taveira, a repris les rênes de la BSL en 2003. «Un coup de foudre!»
FLORIAN CELLA

Croulant sous les emplettes, nombre de passants frôlent la porte de cette institution lausannoise – pile en face de Manor – sans songer à la pousser. Le cadre et la cuisine valent pourtant le détour. La Brasserie Saint-Laurent, avec ses boiseries sombres, ses fresques et son vitrail classé figurant les vendanges en Lavaux, a connu bien des vies depuis son ouverture, en 1912, sous le nom de Taverne Lausannoise.

La chasse est à l’honneur en ce moment dans la vénérable pinte: nous avons dégusté les noisettes de chevreuil (36 fr. 50) accompagnées de la garniture de rigueur. Simple et goûteux. Seul bémol: les spätzli joufflus, un poil fades, et l’absence de sauce.

Nulle fausse note, en revanche, pour l’émincé de veau à la zurichoise (32 fr. 50), plat réconfortant parfaitement exécuté, accompagné de rösti comme on les aime, croustillants à l’extérieur et fondants à l’intérieur. Une fierté de la maison, à juste titre.

C’est en 2003 que la patronne, Graça Borges Taveira, a eu un coup de foudre pour cette taverne bien vaudoise qui cherchait un repreneur. Certains plats font honneur à ses origines portugaises comme les beignets de morue (16 fr. 50), à tester en entrée. Les desserts sont simples et bien exécutés, à l’image de la crème brûlée ou du tiramisu.

À la BSL, on sert de bons plats traditionnels dans une atmosphère chaleureuse. La clientèle est surtout constituée d’habitués, qui se retrouvent volontiers autour de la table ronde pour descendre un demi de chasselas et commander un mets de brasserie (tripes, rognons, pieds de porc), une croûte au fromage ou une fondue chinoise de bœuf à gogo (au prix alléchant de 33 fr. 50).

Les tables – parlons-en - sont très proches les unes des autres et la salle un brin exiguë. Les clients se serrent et c’est bien comme cela. Cette convivialité sans chichis a fait la réputation de l’établissement. On apprécie surtout le service aux petits soins, même quand l’affluence est à son comble le samedi, jour de marché. La patronne est partout, distribuant les mots gentils et les attentions, régnant avec sourire et professionnalisme sur son domaine. «Mon petit bébé», comme elle dit.

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