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La grève continuera lundi à Ecublens

Malgré l’intervention du canton, la direction américaine de Thermo Fisher refuse d’entrer en négociation avec le syndicat Unia autour des 106 licenciements prévus.

106 personnes sont menacées de licenciement sur le site vaudois de la multinationale américaine.
106 personnes sont menacées de licenciement sur le site vaudois de la multinationale américaine.
Patrick Martin

Le personnel de la société Thermo Fisher, à Ecublens, ne reviendra pas au travail lundi. En grève depuis mercredi, il proteste contre un projet de délocalisation de la majorité des emplois de ce site de production en République tchèque. Quelque 106 personnes sont menacées de licenciement sur un total de 165. Faute de dialogue entre l’entreprise et les grévistes, le débrayage avait déjà été prolongé une première fois. Selon Unia, le Service de l’emploi du canton de Vaud est entré dans la danse jeudi, convoquant une discussion entre le syndicat, la commission du personnel et la direction locale de Thermo Fisher. Vendredi, Unia a toutefois annoncé qu’un projet d’accord issu de cette rencontre a finalement été rejeté par la maison mère de l’entreprise, basée aux Etats-Unis.

Toujours selon le syndicat, le compromis proposé répondait aux trois revendications des salariés en grève, à savoir la participation d’Unia aux négociations, la possibilité de consulter des documents justifiant le projet de délocalisation et la prolongation du délai de consultation, actuellement fixé au 2 mai. «Le plus important pour nous était d’être inclus dans les discussions, explique Abdou Landry, secrétaire syndical d’Unia. Malgré certaines restrictions, c’était un bon compromis et l’assemblée des employés a rendu un préavis favorable.» Le syndicaliste croit savoir que la direction locale de l’entreprise approuvait elle aussi l’accord. Il regrette toutefois qu’elle ne dispose pas de pouvoir de décision: «Elle a toujours dit que ce sont les Américains qui ont les rênes! Il s’agit juste d’une courroie de transmission, ce qui rend les négociations extrêmement complexes.» Le management de Thermo Fisher à Ecublens est quant à lui resté injoignable pour commenter la situation.

Vendredi, le personnel en grève a pris la décision de poursuivre le mouvement, refusant par là même de se passer du soutien d’Unia: «Les employés comprennent bien qu’ils ne pourront rien négocier avec un groupe américain comme celui-ci sans soutien syndical», estime Abdou Landry.

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