Passer au contenu principal

Le PLR veut un centre piéton et un périph’urbain

Le parti lausannois a présenté sa stratégie pour «un équilibre entre qualité de vie et accès à la ville». Un postulat sera déposé.

«Le tout-voiture, c’est fini.» Ce n’est pas tant la phrase que son auteur qui justifie cette citation de Xavier de Haller. L’élu communal PLR est en effet aussi secrétaire général de la section Vaud de l’Automobile Club de Suisse. Il tenait, jeudi matin, une conférence de presse avec son collègue de parti, Matthieu Carrel. Le but: présenter la nouvelle vision libérale-radicale de la mobilité lausannoise.

Et, c’est assez inédit pour ce parti, celle-ci passe désormais par un centre-ville fermé à la voiture. Pour la qualité de vie. Mais pas que. «D’un point de vue économique c’est intéressant, dit Xavier de Haller. Cela rend les déplacements plus faciles, plus agréables, plus tranquilles. C’est aussi bon pour le tourisme.» Le PLR dit «voir les nouvelles habitudes de mobilité qui montrent notamment que la motorisation diminue». Dans cette optique, l’intérieur de la «petite ceinture» (voir infographie) restera ouvert à la mobilité douce et aux transports publics.

Hiérarchisation du réseau

Le parti formule néanmoins une condition nécessaire: «La petite ceinture doit rester un genre de périphérique urbain où le 50 km/h est maintenu», demande Xavier de Haller. Son parti se dit néanmoins prêt à réfléchir à faire baisser la vitesse à 30 km/h la nuit, comme le souhaitent les autorités communales. Celles-ci présentent d’ailleurs leur concept ce vendredi.

Au cœur du raisonnement libéral-radical: «La hiérarchisation du réseau routier.» «La Confédération investira 12,5 milliards, surtout pour les autoroutes, d’ici à 2030, résume Xavier de Haller. Le problème: si les interfaces avec le réseau secondaire ne sont pas garanties, ces investissements sont mis à néant.» Le PLR veut donc que des axes clairs assurent un accès aux parkings du centre-ville depuis les autoroutes. De la Maladière vers Montbenon, de Vennes à la Riponne et de Pully à Mon-Repos. «Sur ces axes, il sera important de pouvoir optimiser la mobilité.»

Par exemple avec trois voies de circulation dont les sens d’ouverture sont déterminés en fonction de la charge de trafic. «Cette solution sort complètement le transit des quartiers résidentiels, là où le calme est nécessaire.»

«Une vision globale»

Les libéraux-radicaux ne sont ainsi pas opposés à ce que, sur le reste du territoire communal, des modérations de la vitesse soient étendues et renforcées. Ce, pour atteindre les objectifs de réduction des nuisances sonores imposées par la loi. Le PLR n’a en revanche pas comptabilisé le nombre de Lausannois qui, eux, vivront à proximité des trois grands axes rapides.

Matthieu Carrel, chef de groupe, annonce qu’un postulat sera déposé pour soumettre ces idées au débat et aux autorités lausannoises. Il espère offrir ainsi «une vision globale et claire, dans un domaine où de nombreux objets sont régulièrement déposés et discutés, tronçon par tronçon». À l’inverse, le PLR appelle donc de ses vœux un concept généralisé de modification des règles du trafic en ville.

Il s’était d’ailleurs récemment opposé à l’idée d’une zone piétonne à la rue Marterey, située à l’intérieur de la petite ceinture, qu’il veut aujourd’hui fermer aux voitures. Cette idée du PDC Manuel Donzé avait été par ailleurs combattue par une pétition forte de 3000 signatures, parmi lesquelles celles de nombreux commerçants. Le projet est à l’étude.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.