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Le poids de l’accueil d’un super VIP

Les forces engagées dans la machine entourant la visite du président chinois sont inédites. Elle a aussi suscité des désagréments.

Le président Xi Jinping a visité le Musée olympique en compagnie de Thomas Bach, président du CIO.
Le président Xi Jinping a visité le Musée olympique en compagnie de Thomas Bach, président du CIO.
KEYSTONE/REUTERS POOL/Denis Balibouse)

Le Conseil d’Etat s’est réjoui hier du bon déroulement de la visite de Xi Jinping sur le sol vaudois. Largement motivée par la rencontre du président chinois avec le Comité international olympique , cette étape a nécessité l’engagement d’une quantité impressionnante de moyens. Du côté de la population, les désagréments ont été réels, bien que temporaires et dans un secteur très délimité.

Des chiffres inédits Plus de 1100 policiers par jour, ainsi que 700 hommes de la protection civile, ont en effet été engagés pendant quarante-huit heures pour garantir la sécurité du super VIP chinois. Des chiffres inédits sur une durée aussi brève.

Organisée depuis plusieurs semaines au niveau fédéral, cantonal et communal, l’opération a nécessité le recrutement de 300 personnes auprès des gendarmeries romandes et tessinoise. Les polices communales ont aussi été sollicitées, ainsi que les gardes-frontière, la police des CFF et les Forces aériennes de l’armée suisse. Cela sans parler des différents services publics concernés par cette visite.

Des coûts pas encore connus

Celle-ci aura un coût, qui n’est pas encore chiffré. «Il est trop tôt, l’opération est encore en cours, dit Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police cantonale. Mais en général, pour ces opérations extraordinaires, la Confédération prend en charge une part importante des coûts générés.»

Arrivé mardi soir à Lutry par un train spécial, le président Xi Jinping a quitté le territoire vaudois hier après-midi depuis cette même gare. Là aussi par un train spécial, venu en sens inverse de Lausanne et qui a nécessité une interruption momentanée du trafic ferroviaire. «En quittant Lutry, il a dit sa satisfaction au commandant Jacques Antenen», indique Jean-Christophe Sauterel.

Libertés restreintes

Il y avait en effet de quoi être satisfait puisque aucun débordement n’a été constaté. Si à Genève des militants protibétains ont été interpellés, le calme a régné entre Lausanne et Lutry. «Nous avions pris contact avec diverses organisations, qui nous ont indiqué ne pas avoir l’intention de manifester dans le canton», dit la police. Mieux encore, les routes empruntées par le cortège présidentiel sont demeurées libres de tout badaud.

Des lecteurs nous ont indiqué avoir été priés de ne pas sortir de chez eux mercredi après-midi. D’autres ont été empêchés de sortir du restaurant où ils étaient attablés. Une heure et demie de pause supplémentaire pour avoir dîné à proximité d’une zone de sécurité maximale. «Dans le cas de l’accueil d’un dignitaire de ce rang, le Conseil fédéral a accepté que les libertés individuelles soient restreintes dans le périmètre rapproché», explique Jean-Christophe Sauterel.

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