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Le Point d’Eau manque de professionnels de la santé

La structure dédiée aux plus démunis cherche dentistes, ostéopathes et podologues bénévoles.

Le Point d'Eau délivre quelques 30 000 prestations par an. Ce nombre pourrait continuer à augmenter.
Le Point d'Eau délivre quelques 30 000 prestations par an. Ce nombre pourrait continuer à augmenter.
Patrick Martin

La Fondation Point d’Eau lance un appel. Le centre lausannois dédié à l’hygiène et aux soins médicaux et paramédicaux des plus démunis n’arrive plus à répondre à la demande. Parce que cette dernière augmente constamment mais aussi parce que la structure manque de bénévoles, malgré les quelque 160 professionnels qui donnent déjà de leur temps. «Nous avons actuellement besoin de dentistes, d’ostéopathes et de podologues, liste le directeur, François Chéraz. Nous sommes vraiment souples avec les bénévoles, ils choisissent leurs jours et leurs horaires. L’investissement peut être très ponctuel, par exemple quelques heures par mois. Nous nous occupons de tout l’administratif et à n’importe quel moment ils peuvent suspendre ou stopper leur engagement.»

«Des réalités différentes»

Née en 1999 et d’abord conçue comme un centre dédié à l’hygiène, la fondation offre désormais une palette de prestations bien plus large: douches, lessives, coiffure, psychologie, soins infirmiers et dentaires mais aussi médecine générale ou encore massage thérapeutique. De quoi assurer 30'000 prises en charge par année «pour un tarif modique, voire symbolique», souligne François Chéraz. Pour lui, l’augmentation de la demande vient du fait que la structure est plus connue mais aussi d’une «précarité en hausse de la classe moyenne inférieure».

La diversité du public illustre son propos. À l’accueil, marginaux côtoient familles monoparentales, étudiants, petits indépendants, migrants et personnes à l’AVS. «Des réalités différentes qui viennent pour des prestations différentes, du SDF qui souhaite se doucher à l’étudiant qui n’a pas les moyens de faire soigner ses dents, illustre le directeur. Nous avons beaucoup d’autochtones en situation d’urgence économique qui doivent payer leurs charges mensuelles et font des économies sur leur santé. Ils viennent souvent pour des soins non remboursés par la LAMal.»

«Nous cherchons un nouveau lieu»

Face à cette tendance, le Point d’Eau doit s’arranger avec la disponibilité des bénévoles et avec la capacité de ses locaux, au 26 de l’avenue de Morges. «Le centre n’est pas extensible et nous cherchons un nouveau lieu où il serait par exemple possible d’aménager un deuxième cabinet dentaire», glisse François Chéraz. Il aimerait 400 m2 à Lausanne, proche des transports publics, avec une entrée indépendante et une petite cour.

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