La police défend l’usage de son arme controversée

LausanneLa Ville explique comment est utilisé le «lanceur de balle de défense», critiqué en France.

Le LBD 40, ici en France où il est très critiqué et utilisé dans des missions de maintien de l'ordre, notamment face aux gilets jaunes.

Le LBD 40, ici en France où il est très critiqué et utilisé dans des missions de maintien de l'ordre, notamment face aux gilets jaunes. Image: AFP

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Louis Dana et Vincent Brayer sont «satisfaits». Les deux conseillers communaux socialistes s’interrogeaient sur l’usage que la police de Lausanne fait de son lanceur de balle de défense (LBD). Cette arme dite «sublétale», c’est-à-dire qu’elle n’est pas conçue pour tuer, fait polémique en France où les forces de l’ordre l’utilisent notamment face aux «gilets jaunes». Ainsi, en apprenant dans un article du «Temps» que la police lausannoise en disposait, les deux élus voulaient en savoir plus sur l’utilisation qui en est faite ici.

«Seul le Groupe d’intervention de la police de Lausanne (GIPL) dispose de ce moyen, il n’est jamais utilisé dans un contexte de gestion de foules, uniquement pour des cas particuliers», répond la Municipalité. Et de préciser que cette arme «trouve sa place juste avant l’arme à feu, à défaut de disposer d’un pistolet à impulsion électrique». Chargé de communication de la police lausannoise, Sébastien Jost précise néanmoins que «des réflexions sont en cours» à propos du pistolet à impulsion électrique.

«L’usage du LBD est donc limité et proportionné, contrairement à ce que l’on voit ailleurs. On voulait simplement qu’il n’y soit pas fait recours pour du maintien de l’ordre, car l’expérience française montre que c’est problématique», apprécie Louis Dana.

Un blessé en 2018

La Ville explique également que ce LBD «ne nécessite pas une formation soutenue» et que son utilisation «s’inscrit dans le cadre de la formation continue du GIPL lors des entraînements de tirs généraux, à raison de huit heures annuelles par collaborateur». «Je ne suis pas un grand fan des armes de défense, mais la police doit en disposer, indique Vincent Brayer. En l’occurrence, celle-ci est utilisée par des unités spécifiques et nous ne la retrouverons pas lors de manifestations, ce qui est rassurant.»

Le LBD a tout de même blessé une personne, à Lausanne, précise la Municipalité. C’était en mars 2018, «dans le cadre de l’interpellation d’un forcené retranché et armé à domicile». Ce dernier a souffert de contusions au niveau du torse. La police indique que, ce jour-là, elle n’a pas utilisé le fameux modèle GL06 de l’entreprise suisse Brügger & Thomet, décrié en France, mais un modèle d’une autre marque. Toutefois, «les projectiles utilisés étaient exactement les mêmes»

Créé: 28.07.2019, 17h16

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