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La police de Lavaux accepte d'indemniser un cycliste brutalisé

Le septuagénaire a retiré sa plainte contre un policier après avoir obtenu des garanties de la hiérarchie.

Il aura fallu près de trente mois, des dizaines de coups de téléphone et deux protagonistes embarrassés. Il aura surtout fallu un acte d’accusation, l’abnégation de deux avocates et le bon sens d’une juge pour que l’affaire du cycliste brutalisé par un sergent de l’Association Police Lavaux (APOL) (notre édition du 21 novembre) débouche sur un retrait de plainte, ce mardi matin au Tribunal d’arrondissement de l’Est vaudois.

Il y a plus de deux ans donc, en juillet 2015, un cycliste septuagénaire est rappelé à l’ordre par un policier au centre de Lutry parce qu’il rédige un SMS sur son vélo, à l’arrêt. Il se montre peu coopératif et n’a pas ses papiers. Le simple contrôle d’identité vire alors à «la lutte de pouvoir» comme la qualifie le Ministère Public. Le cycliste refuse d’abdiquer trop facilement et le sergent ne dévie pas de sa logique d’intervention policière. Le septuagénaire termine sa course au sol, menotté et blessé aux genoux et à la pommette.

La suite s’écrit en partie dans la presse et la hiérarchie du sergent l’écarte pour prendre le contrôle de l’affaire. Or, le cycliste estime que certains membres de la direction de l’APOL le font passer pour un menteur. Il considère qu’il n’existe que deux solutions pour laver son honneur: un geste de la hiérarchie policière ou une procédure judiciaire.

Mardi matin, la première solution s’est finalement substituée à la seconde puisque l’APOL est entrée en matière sur une demande d’indemnisation. «Mon client prend acte de l’engagement du Comité directeur de l’APOL et des regrets exprimés. Il lui donne quittance ainsi qu’au sergent de l’intervention de juillet 2015 et de ses suites», indique Me Aline Bonard, avocate du septuagénaire. Les accusations de voies de fait et de lésions corporelles simples à l’encontre du sergent tombent. «Les prétentions ont été revues à la baisse et nous conviennent pour mettre fin à cette petite saga, explique Jean-Paul Demierre, président du Comité directeur de l’APOL. Les différentes attitudes ont fait monter la mayonnaise alors que les choses n’en valaient pas vraiment la peine.» Reste la question de l’abus d’autorité, au centre des débats mardi et qui reste à trancher.

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