Policier condamné après un dérapage au CHUV

JusticeUn jeune agent était rejugé à sa demande pour abus d’autorité et voies de fait sur un patient très agité amené aux Urgences.

L'agent police qui conduisait au CHUV un patient très excité a été libéré de voeis de fait mais pas d'abus d'autorité

L'agent police qui conduisait au CHUV un patient très excité a été libéré de voeis de fait mais pas d'abus d'autorité Image: Jean-Paul Maeder

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Un policier lausannois traduit en justice après une scène de violence aux Urgences du CHUV une nuit de mai 2017 a été reconnu coupable d’abus d’autorité. Il était rejugé à sa demande à la suite de son opposition à sa condamnation par ordonnance pénale.

Cet agent estimait n’avoir fait que son devoir et agi de manière proportionnée aux circonstances. Le tribunal lui a infligé une peine pécuniaire de 30 jours-amendes à 60 francs avec un sursis de 2 ans.

La juge a libéré l’intéressé de l’accusation de voies de fait, contrairement à ce qu’avait retenu le Ministère public. Il faudra attendre la publication des considérants du jugement pour en connaître les raisons. La défense avait contesté la validité de la plainte pénale nécessaire pour poursuivre une telle infraction.

Une telle exigence n’est en revanche pas requise en matière d’abus d’autorité dont la définition ouvre un vaste champ d’application. Se rendent en effet coupables d’abus d’autorité «les membres d’une autorité et les fonctionnaires qui, dans le dessein de se procurer ou de procurer à un tiers un avantage illicite, ou dans le dessein de nuire à autrui, auront abusé des pouvoirs de leur charge».

La victime, absente au procès, était un homme alcoolisé interpellé quelques heures auparavant place de l’Europe à la suite d’une altercation avec un conducteur du LEB qu’il avait mordu aux mains. Très agité, cet individu avait été conduit aux Urgences du CHUV par deux policiers, menotté, afin de subir une prise de sang en raison d’une suspicion d’hépatite C.

Les choses avaient mal tourné quand il avait fallu transférer sur un brancard ce patient toujours menotté, installé sur une chaise roulante et qui crachait au visage de l’infirmier. «Comme il se levait de sa chaise, j’ai appuyé sur son épaule pour le faire rasseoir, a raconté le prévenu lors du procès. Une autre personne est intervenue. Cela m’a fait trébucher et le monsieur est tombé sur moi. Il essayait de me mordre. J’ai tapé pour me dégager.»

Un agent de sécurité qui a assisté à la scène en a fait un récit accablant pour le policier, affirmant avoir dû lui faire cesser de donner des coups, ce que l’intéressé a vivement contesté.

Créé: 12.06.2019, 17h18

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