La politique, c’est aussi l’affaire des 15-25 ans

CitoyennetéCent soixante-cinq jeunes passionnés de débat se sont réunis samedi l’UNIL.

Le Parlement des Jeunes, ici lors d'une action militante à Genève,réunit des passionnés de politique.

Le Parlement des Jeunes, ici lors d'une action militante à Genève,réunit des passionnés de politique. Image: LAURENT GUIRAUD/A

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Les jeunes présents à l’Université de Lausanne ce samedi auraient pu passer pour des étudiants. Ils sont en fait des parlementaires affiliés à la Fédération suisse des Parlements des jeunes (FSPJ), organe qui tenait ce week-end à Lausanne son assemblée des délégués. Issus d’une trentaine de parlements ou commissions de toute la Suisse, les 165 politiciens en herbe, âgés de 15 à 25 ans, avaient fait le déplacement pour découvrir les projets de la Fédération.

La FSPJ a pour but d’encourager les jeunes à s’impliquer au niveau politique. «L’intérêt pour participer est là, mais il faut activer ce potentiel», constate Maurus Blumenthal, directeur de la Fédération. Sa mission a jusque-là porté ses fruits, puisque le nombre de parlements des jeunes a augmenté de moitié en dix ans. Mais, pour le directeur, il reste encore beaucoup à faire: «L’éducation citoyenne est trop faible dans le cadre scolaire. Au niveau des cantons et des communes, il y a aussi très peu d’offres pour motiver les jeunes à s’engager dans la politique. Pourtant, dans une démocratie directe et un système de milice comme la Suisse, il est nécessaire de créer une forte implication de la part des citoyens.»

La politique, certains jeunes présents samedi baignent dedans depuis tout petits, comme Elias Sottas, 16 ans, membre de la Commission des jeunes du canton de Vaud. Dans sa famille, les débats politiques, c’est la tradition du dimanche, ce qui a vite motivé l’ado à s’impliquer. «Je ne veux pas être passif. Il ne faut pas que les seniors décident pour les jeunes», explique ce Pulliéran, qui souhaite lutter contre les discriminations envers les minorités et protéger les jeunes des dangers de la drogue. Quant à Audrey Maillard, 24 ans, présidente du Conseil des jeunes de Lausanne, elle a notamment pu monter un projet pour lutter contre le harcèlement de rue. «J’avais vraiment envie de faire quelque chose pour ma ville, mais je ne me reconnaissais dans aucun parti. En intégrant ce Conseil, je peux me faire écouter.» Samedi, lors de l’assemblée des délégués, la FSPJ s’est fixé pour mission d’utiliser les possibilités du numérique pour encourager l’engagement des jeunes en politique. (24 heures)

Créé: 16.04.2018, 08h32

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