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La précarité des gens d’ici préoccupe avant l’hiver

Avant l’ouverture des abris hivernaux, les lits manquent pour des personnes jugées vulnérables. L’accueil d’urgence de nuit sera renforcé.

Le Sleep-In de Renens alerte sur une précarité qui touche de plus en plus les travailleurs pauvres et les gens d’ici. Il n’est pas le seul.
Le Sleep-In de Renens alerte sur une précarité qui touche de plus en plus les travailleurs pauvres et les gens d’ici. Il n’est pas le seul.
PATRICK MARTIN

L’arrivée du froid pousse plus que jamais les sans-abri aux portes des hébergements d’urgence en région lausannoise. Cette semaine, le Sleep-In de Renens a lancé un signal d’alerte sur sa page Facebook: pour la première fois, la structure se voit obligée de refuser des personnes normalement prioritaires dans le système d’accueil géré par la Ville de Lausanne. Il s’agit en particulier de femmes seules, laissées dehors afin de privilégier au moins les familles. «Nous avons toujours été saturés, mais aujourd’hui, les migrants en situation irrégulière ne sont plus les seuls à être refusés. Partout, on constate que la précarité des gens d’ici augmente, et surtout parmi les personnes qui ont un travail», commente un veilleur du Sleep-In.

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