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Première monnaie locale vaudoise, l’Epi est en circulation

La nouvelle monnaie du Gros-de-Vaud et du pied du Jura est déjà acceptée en une quarantaine de lieux.

Samedi à Echallens, il était possible d'acheter pour la première fois des épis, nouvelle monnaie locale du Gros-de-Vaud et du pied du Jura.
Samedi à Echallens, il était possible d'acheter pour la première fois des épis, nouvelle monnaie locale du Gros-de-Vaud et du pied du Jura.
Sylvain Muller

De nouveaux billets viennent de faire leur apparition dans certains porte-monnaie vaudois. L’épi, monnaie locale du Gros-de-Vaud et du pied du Jura, a officiellement été mis en circulation samedi à Échallens. Concrètement, il s’agit de six billets, valant de 1 à 50 francs et déjà acceptés dans une quarantaine de lieux. «Maintenant que quelques-uns s’y sont mis, on sent l’intérêt grandir, se réjouit Marie-Jo Aeby, co-initiatrice du projet avec Murielle Lasserre. On n’est plus dans le «j’attends de voir.» Le cœur du projet est, pour l’instant, clairement situé autour d’Échallens, mais les contacts sont déjà pris pour un développement rapide dans la région de Penthalaz-Cossonay.

Une monnaie locale contribue à ce qu’un coin de pays reste vivant en permettant de rendre l’économie plus solidaire et plus respectueuse de l’environnement

Murielle Lasserre, co-initiatrice du projet Épi

Le concept devra encore être expliqué de nombreuses fois. «Les gens nous demandent souvent ce qu’ils gagnent à utiliser l’épi, constate Murielle Lasserre. Une monnaie locale contribue à ce qu’un coin de pays reste vivant en permettant de rendre l’économie plus solidaire et plus respectueuse de l’environnement.» Marie-Jo Aeby précise: «Utiliser l’épi est un geste symbolique montrant à ses voisins, aux commerçants ou aux autorités que l’on dit non à la finance traditionnelle, qui ne fait qu’enrichir les plus riches.» Ce message, les deux habitantes de Fey l’ont inlassablement répété durant deux ans et demi avant de voir les premiers billets en circulation. Elles ont constitué une association puis organisé un concours de graphisme, remporté par Philippe Rochat, un Lausannois ancien habitant du Gros-de-Vaud, avec ses billets ornés de photographies des lieux emblématiques de la région.

Enfin, il a fallu trouver un imprimeur capable de réaliser des billets résistants et, surtout, sécurisés. Quarante-six mille coupures ont ainsi été imprimées. L’épi peut maintenant circuler, sans risque de disparaître dans le monde de la finance internationale.

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Infos, points de vente et liste de lieux où les épis sont acceptés sur www.epi-vd.ch

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