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La prison du Bois-Mermet, visions d'un autre temps

Un ouvrage de l’historien Christophe Vuilleumier retrace l’histoire de cette prison lausannoise de 1905 à nos jours.

Elle est devenue aujourd’hui le symbole d’une vision de l’emprisonnement d’un autre temps. Avec ses murs imposants, la prison du Bois-Mermet, à Lausanne, vouée à disparaître (lire ci-dessous) , a vu défiler des petits voleurs, des toxicomanes, comme de grands bandits et des juifs cherchant désespérément l’asile. Dans un ouvrage passionnant présenté hier à la presse, l’historien Christophe Vuilleumier brosse le portrait de cet établissement et de ses occupants. Pour pouvoir rédiger Ombres et lumières du Bois-Mermet , le chercheur a parcouru durant deux ans les archives de la prison. Un travail soutenu par le Service pénitentiaire vaudois.

Créé en 1905 afin de remplacer la prison de l’Evêché, devenue insalubre, le Bois-Mermet était vu à l’époque comme un modèle de l’évolution des théories de l’emprisonnement. Une nouvelle façon de penser la prison que Foucault a décrite, et dont la structure panoptique a été inventée par les frères Bentham à la fin du XVIIIe siècle. Grace à un plan en croix, l’établissement devait permettre de surveiller depuis un point fixe l’ensemble des détenus sans que ces derniers ne se sentent observés. L’objectif était de rationaliser la surveillance, mais aussi de créer un sentiment d’omniscience de l’autorité.

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