Des professeurs thaïlandais dans l’école de leur roi

LausanneDix enseignants en immersion à l’Ecole nouvelle de la Suisse romande à Lausanne, où le roi Bhumibol avait étudié de 1935 à 1945.

Shakrit Hasan et ses collègues ont su captiver leur auditoire.

Shakrit Hasan et ses collègues ont su captiver leur auditoire. Image: FLORIAN CELLA

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Shakrit Hasan salue les élèves de 5e année sagement assis devant lui. Il est jeune professeur de français à Bangkok. Ce jeudi sur le coup de midi, c’était un peu son examen de passage à l’Ecole nouvelle de la Suisse romande, à Lausanne (ENSR). Après deux semaines de formation continue intensive, il s’apprête à dévoiler un conte traditionnel thaïlandais dans la langue de Molière. La maman poisson rouge . Il est secondé par ses collègues Roongrat Klankanboon et Sopa Sukampang. La pression est forte: c’est précisément dans cette école privée, qui privilégie le français, que leur roi Bhumibol avait étudié de 1935 à 1945. «Nous sommes vraiment très honorés», martèlent-ils en chœur.

Parfaire la formation

Très impliqué dans l’enseignement du français en Thaïlande, le roi Bhumibol soutient dans son pays, par le biais d’une fondation, cinquante-trois écoles privées pour les enfants défavorisés. En visite dans l’une d’elles – celle de Hua-Hin, à 300 kilomètres de Bangkok –, Alix de Courten, présidente de l’Association des anciens de l’ENSR, a été frappée par les difficultés de prononciation et d’oral des enseignants. «Chaque année depuis 2010, une délégation composée d’enseignants de notre école, de la Maison des langues de l’Université de Genève et d’élèves se rend là-bas pour apporter une formation continue à une trentaine d’enseignants thaïlandais. Nous en sélectionnons dix qui viennent ensuite ici pour parfaire cette formation.»

A Lausanne, ils interviennent notamment pendant les cours de civilisation autour de contes traditionnels thaïs, de problématiques écologiques et de rites.

Retour dans la classe de 5e année. Shakrit Hasan et ses collègues ont réussi à captiver leur jeune auditoire avec leur conte. Tout le monde les a compris malgré leur léger accent, d’autant qu’ils se sont aidés de marionnettes pour raconter leur histoire basée sur la réincarnation, le pardon et le respect des anciens. Mieux: ils ont compris tout le monde. Et c’était bien là l’objectif de leur formation, couronnée par une cérémonie de clôture, ce jeudi, à laquelle assistait notamment l’ambassadeur de Thaïlande à Berne. (24 heures)

Créé: 23.04.2015, 18h18

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