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Des propositions pour lutter contre le bruit des voitures en ville

Deux postulats vont être étudiés par les autorités lausannoises. La limitation de la vitesse, l'assainissement des infrastructures et le dédommagement des victimes du bruit de la route sont au programme.

Le Parti socialiste veut diminuer les nuisances sonores dues au trafic routier.
Le Parti socialiste veut diminuer les nuisances sonores dues au trafic routier.
Keystone

La gauche radicale et le Parti socialiste ont chacun, mardi soir, fait passer auprès des autorités lausannoises un postulat qui touche au dossier des nuisances sonores en ville.

Johann Dupuis, membre d'Ensemble à Gauche, souhaite que la ville planche sur un «fonds d'assainissement et d'indemnisation en matière de bruit routier». Pour diminuer les nuisances sonores de la route, rappelle-t-il, des sols phonoabsorbants ou de l'isolation sur les bâtiments peuvent par exemple être aménagés. Des indemnisations sont aussi prévues par la loi, pour les personnes qui seraient lésées par ces nuisances. Ce en vertu de la loi sur la protection de l'environnement et de l'ordonnance sur le bruit.

Lausanne, dont de nombreux secteurs dépassent les limites que la loi autorise, pourrait faire face à des frais importants ces prochaines années, est-il estimé. Pour y faire face, Johann Dupuis, propose que Lausanne se dote d'un fonds. Et l'élu pense que celui-ci devrait être «financé par les utilisateurs de véhicules motorisés employant les routes lausannoises selon un mécanisme de perception (taxes de parking, péage, etc.) à définir par la Municipalité, en respectant le principe de causalité, de proportionnalité et d'égalité de traitement».

Limiter à 30, et c'est tout !

De son côté, le Parti socialiste se veut «plus radical» et dit prendre le «problème à la source», comme l'a dit Benoît Gaillard. La loi n'est pas respectée sur de nombreux tronçons lausannois et les limites de bruit y sont dépassées? Passons-les à 30 km/h!

Les roses se fondent, pour asseoir leur raisonnement, sur le test toujours en cours du côté de Vinet-Beaulieu. Les premiers résultats ont effectivement démontré, comme ailleurs où il a été mené, qu'une diminution de la vitesse a un impact sur les décibels.

L'ensemble de la gauche a soutenu ces propositions. La droite s'est montrée plus circonspecte. Valentin Christe (PLC) a par exemple du mal à imaginer comment le fonds pourrait être créé alors que la loi prévoit que l'usage de la route doit être gratuit. L'UDC Jean-Luc Chollet estime, lui, que «l'argent ne rend pas l'ouïe» et que la logique du pollueur-payeur n'est pas intéressante dans le cas du bruit de la route. Matthieu Carrel, chef de groupe PLR, estime pour sa part qu'il faut attendre la fin des tests à Vinet-Beaulieu avant de se déterminer.

Florence Germond, municipale chargée de la mobilité, a indiqué qu'elle «soumettra un plan» en la matière dans le courant du second semestre 2019.

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