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Puidoux appelle à protester contre La Poste

La Municipalité se fend d’un texte dans Le Courrier Lavaux-Oron qui incite ses citoyens à refuser la fermeture de leur poste.

L'office postal du Verney serait remplacé par une agence postale au sein d'un commerce existant, selon les plans de La Poste.
L'office postal du Verney serait remplacé par une agence postale au sein d'un commerce existant, selon les plans de La Poste.
Philippe Maeder

«Ne laissez plus La Poste Suisse vous répondre, avec arrogance: La Poste s’organise comme elle l’entend.» L’exergue impératif qui trône au milieu de la lettre ouverte de la Municipalité de Puidoux publiée dans Le Courrier Lavaux-Oron d’hier interpelle. Les élus incitent par ce biais leurs «citoyens responsables» à signer les pétitions qui circulent chez les commerçants de la place et à adresser leurs doléances à la Municipalité afin qu’elle les transmette au géant jaune. Mieux, ils appellent les habitants à saisir le Grand Conseil et le Conseil d’Etat pour «qu’ils se mobilisent pour le changement de la loi» afin d’«enrayer le processus de démantèlement du service public».

Quelle mouche a donc piqué l’Exécutif de Puidoux? En fait, son action fait suite à la dernière séance du Conseil communal, le 15 décembre, où un conseiller s’est inquiété du sort de l’office de poste du Verney, dont La Poste annonçait la fermeture éventuelle via un tout-ménage. «Le Conseil a invité la Municipalité à réagir et a lancé une pétition», explique le syndic René Gilliéron. Le but: fournir des éléments à la Municipalité pour l’appuyer dans ses tractations avec La Poste, qui continueront le 28 février prochain.

La lettre ouverte, qui tient sur quatre colonnes dans l’hebdomadaire régional, tance par le menu l’entreprise fédérale qui nuit à l’emploi et ne se préoccupe plus de ses clients, selon elle. On y lit qu’elle présente des «arguments aussi faibles et invérifiables que leurs chiffres», et que leur proposition d’agence postale intégrée à un commerce existant est une «solution boiteuse».

René Gilliéron assume le ton de la bafouille: «Une Migros vient d’ouvrir et amène du monde, les écoles, les industries, tout vient chez nous, et l’office postal s’en va? C’est vrai, on n’a pas compris la démarche de La Poste, qui veut quitter une zone centre où l’offre de commerces est cohérente.»

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