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Tout un quartier industriel recyclé pour les start-up

Pour accueillir de l’artisanat de pointe, le bâtiment Mayer & Soutter doit sortir de l’abandon et un immeuble neuf est annoncé.

Les Ateliers de Renens abritent déjà une centaine d’emplois. Le site du Closel devrait à terme en compter 400 à 500.
Les Ateliers de Renens abritent déjà une centaine d’emplois. Le site du Closel devrait à terme en compter 400 à 500.
Architram

Le long de la rue de Lausanne, à Renens, se dresse la vieille carcasse d’un bâtiment à l’abandon. Ce sont les ateliers Mayer & Soutter, désespérément vides depuis que l’entreprise de reliure du même nom a fait faillite, en 2004. Il aura fallu du temps, mais le site est en passe de renaître, et il n’est pas question de détruire, mais de rénover. C’est que le bâtiment est recensé en tant que monument historique d’importance locale.

Dans ce quartier du Closel, un autre joyau industriel de la ville avait aussi pris l’eau. Les Imprimeries Réunies Lausanne ont mis la clé sous la porte en 2015, mais leurs locaux ont déjà été reconvertis pour abriter des dizaines de start-up, sous le label des Ateliers de Renens. À l’avenir, c’est l’ensemble du quartier qui se destine à accueillir de jeunes entreprises actives dans l’artisanat et l’industrie de pointe. Outre la rénovation des ateliers Mayer & Soutter, qui attend encore le feu vert des autorités cantonales, la construction d’un bâtiment neuf est aussi annoncée.

Ce projet d’immeuble, dont la mise à l’enquête s’est terminée le 23 septembre, a été dévoilé lors d’une séance publique au début du mois à Renens. Celui-ci succède à un autre projet présenté il y a un peu moins d’un an par le groupe Orllati. Face à une centaine d’oppositions, le promoteur a dû revoir sa copie. Le futur bâtiment fera donc 22 mètres au lieu de 47, perdant environ 10% de volume. Mais surtout, alors qu’il s’agissait à l’origine d’y aménager des bureaux, la Commune a imposé une condition au propriétaire: proposer exclusivement des locaux artisanaux.

Proximité des hautes écoles

«Nous avons voulu préserver ce site comme un pôle d’emploi. Des quartiers comme Malley vont accueillir beaucoup de logements, nous devons aussi être en capacité d’offrir des lieux pour une économie qui se développe», souligne le syndic, Jean-François Clément. Au Closel, la Commune affiche son intention de profiter de la proximité avec les hautes écoles, où sont nées certaines des jeunes pousses technologiques déjà installées sur le site.

Lors de la présentation publique du projet, une question fuse dans l’assistance: «Qu’est-ce qui peut s’installer dans ces bâtiments à part des start-up qui ne durent pas?» Un représentant de la Ville explique que les Ateliers de Renens sont entièrement remplis et accueillent une centaine de postes de travail. «À terme, les projections portent sur un total de 400 à 500 emplois sur l’ensemble du site», complète le syndic.

Reste que les start-up des Ateliers de Renens bénéficient de loyers très compétitifs. Ces locaux appartiennent en effet à CACIB SA, une société dont la Commune est actionnaire majoritaire et dont le but est de «permettre à des sociétés industrielles et artisanales de disposer de locaux à prix accessible afin de favoriser l’emploi» (voir encadré). Les conditions de location ne seront sans doute pas les mêmes dans le bâtiment Mayer & Soutter, qui appartient à un fonds d’investissement, ni dans l’immeuble Orllati. «Il y aura plutôt de l’artisanat fin, de l’horlogerie, des prothèses et de la mécanique de précision, plutôt que de l’industrie lourde», indique Sébastien Ohl, directeur du département exécution auprès d’Orllati Real Estate, qui précise que les loyers seront «au prix du marché».

«L’idée est que les entreprises qui se développent se déplacent des Ateliers de Renens vers les deux autres bâtiments afin de pouvoir rester sur le même site», avance Jean-François Clément. L’avenir dira si la Ville gagnera son pari de recycler l’ancien quartier industriel du Closel pour le faire entrer dans le XXIe siècle des start-up.

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