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Renommé et élargi, le City Management veut renaître

La fondation chargée de promouvoir le commerce en ville s’offre un nouveau look pour une nouvelle vie.

Âgé de 10 ans, le City Management vient de muer. Pour «s’offrir une nouvelle vie», la fondation chargée de promouvoir le commerce en ville mise sur un nouveau logo et sur un nouveau nom, plus sobre et en français: Fondation pour le commerce lausannois. Des changements impératifs pour cette entité «victime de son image négative», explique sa présidente, Doris Cohen Dumani.

À ses débuts, la fondation avait déclenché une levée de boucliers chez les commerçants opposés à la perception d’une taxe visant à financer des actions de promotion au centre-ville. La Ville avait finalement renoncé en 2009. «Ils y ont vu une obligation au lieu d’y voir une opportunité», regrette la présidente. Le combat se poursuit d’ailleurs entre les autorités qui entendent toujours récupérer 180 000 francs d’arriérés et des dizaines d’enseignes qui s’y opposent. Saisi d’un recours, le Tribunal cantonal vient de renvoyer le dossier à la case départ (nouvel examen par la commission des recours en matière d’impôts du Conseil communal) pour vice de procédure.

«Les commerces font face à d’énormes défis et le City Management avait de la difficulté à les entraîner dans ses actions», observe Pierre-Antoine Hildbrand, municipal de l’Économie et vice-président de la fondation. Pour mieux les impliquer, de nouveaux projets sont sur les rails. Le Prix du Commerce a été repensé (notamment en impliquant la population, qui peut voter pour son enseigne préférée) tandis qu’une collaboration avec HEC a débouché sur un cours sur «la ville de demain». «Dix commerçants ont collaboré avec les étudiants sur les stratégies à adopter et les réponses possibles dans cet environnement changeant», résume Jean-Philippe Bonardi, doyen HEC. Une démarche qui doit permettre de sensibiliser les consommateurs que sont les étudiants tout en écoutant leurs attentes. Enfin, à l’automne, naîtront des tables rondes durant lesquelles un panel de commerçants échangera sur des thématiques importantes. Les résultats seront communiqués à l’ensemble de la branche.

«Nous devons intégrer les nouvelles technologies, créer de la confiance avec les clients et garder le contact avec les milieux économiques et politiques», résume Philippe Bovet, président de la Société coopérative des commerçants lausannois (SCCL). Pour consulter plus large, de nouveaux membres ont intégré le conseil de fondation, à savoir le municipal Jean-Yves Pidoux et Christophe Paris, président d’Économie Région Lausanne. Un conseil élargi composé de Sophie Michaud Gigon, secrétaire générale de la Fédération romande des consommateurs, et Dimitri Djordjevic, directeur de la Clinique de La Source, a aussi été créé.

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