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Le resto napolitain du «Cavaliere» en cale sèche

L’armateur Luigi d’Amato, par ailleurs repreneur du «bunker» de Simenon à Epalinges, a décidé de fermer le Gigio’s.

Le ristopizza Gigio's avait ouvert ses portes en 2012 à Mon-Repos
Le ristopizza Gigio's avait ouvert ses portes en 2012 à Mon-Repos
PATRICK MARTIN

Le ton a changé. En mai 2012, alors qu’il ouvrait son premier restaurant napolitain à Lausanne, le Gigio’s, à l’avenue Mon-Repos, l’armateur et «Cavaliere del Lavoro» Luigi D’Amato parlait de la restauration comme d’une «activité délassante». «Un restaurant à Lausanne, c’est 1,5 million de francs. Un bateau comme ceux que je possède, c’est au minimum 150 millions. Le restaurant me fait plaisir, alors que le bateau m’empêche de dormir», confiait-il.

Premier et dernier essai

Sept ans plus tard, le patron du Gigio’s vient de mettre la clé sous la porte. Et alors qu’il rêvait d’une chaîne de restaurants, d’une marque qui aurait essaimé ailleurs, il assure aujourd’hui «qu’il n’y en aura pas d’autres». À l’époque de l’ouverture du Gigio’s, Luigi D’Amato faisait partie des 200 plus grands armateurs du monde. Gigio’s, c’était le surnom qu’un de ses meilleurs amis lui avait donné pendant soixante ans. Il voulait y célébrer une cuisine napolitaine simple et raffinée «comme là-bas». Pour ce faire, il avait fait venir le chef et le pizzaïolo, couronné champion du monde de pizza en 2004, de Naples.

«Le Gigio’s, cela aura été un premier et un dernier essai. Restaurateur, c’est un métier», explique Luigi D’Amato. Car l’expérience n’a pas été concluante. «Pour gérer correctement un restaurant, il faut être soi-même présent dans le restaurant. Sinon, cela ne vaut pas la peine d’avoir tous ces soucis de personnel et de qualité de la cuisine. Je vais désormais me recentrer sur le transport maritime et sur l’immobilier.»

Chez le père de Maigret

L’immobilier de Luigi D’Amato, c’est par exemple La Colline des Rêves, à Épalinges. C’est en effet lui qui, en 2008, s’est offert la gigantesque villa de Georges Simenon et sa parcelle de 25 000 m2. Après avoir fait détruire «le bunker» de 26 pièces du père de l’inspecteur Maigret, il y a fait construire douze immeubles de 108 appartements pour un montant de 40 millions de francs. Luigi d’Amato: «Je suis très content de cet investissement. À ce jour, 95% de ces appartements sont loués.»

Côté empire maritime enfin, Luigi D’Amato, dont la flottille comprenait pétroliers géants et autres tankers, a presque tout vendu aujourd’hui. «Les affaires de shipping sont désormais en pleine reprise. Je repars avec une toute nouvelle société que je vais lancer à Lausanne à la rentrée. Il n’est plus temps de me disperser», annonce l’armateur.

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