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Le retour des jardins «paradisiaques» de Pollius à Pully

Coup de projecteur sur le futur visage du site historique du Prieuré, fierté de la ville en piteux état

«Not two, not one», Faz Architectes (Genève) + Garcés - de Seta - Bonet arquitectes (Barcelone).Cour intérieure du Prieuré.
«Not two, not one», Faz Architectes (Genève) + Garcés - de Seta - Bonet arquitectes (Barcelone).Cour intérieure du Prieuré.
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«Not two, not one», Faz Architectes (Genève) + Garcés - de Seta - Bonet arquitectes (Barcelone).L'ArchéoLab: vue plongeante sur les vestiges de la Villa romaine.
«Not two, not one», Faz Architectes (Genève) + Garcés - de Seta - Bonet arquitectes (Barcelone).L'ArchéoLab: vue plongeante sur les vestiges de la Villa romaine.
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«Paulius», Miller & Maranta AG (Bâle).Le bâtiment en forme de tour de l'ArchéoLab.
«Paulius», Miller & Maranta AG (Bâle).Le bâtiment en forme de tour de l'ArchéoLab.
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Les visiteurs de la Villa romaine pourront bientôt observer les ruines de cette somptueuse demeure tout en admirant des jardins «paradisiaques» typiques de l’art de vivre au IIe siècle de notre ère. C’est l’ambition des bureaux FAZ Architectes (Genève) et Garcés - De Seta - Bonet (Barcelone), qui viennent de remporter en duo le concours international dédié à la requalification du site du Prieuré.

Rappelons que l’ensemble historique du Prieuré, fierté pulliérane en piteux état, doit être entièrement rénové. Même constat pour son illustre voisine, la Villa romaine, dont les vestiges uniques sont menacés par la dégradation du bâtiment.

Les architectes se sont appuyés sur l’histoire de ce site occupé depuis deux mille ans. Ils ont opté pour des formes «sans grandiloquence, respectueuses d’un paysage grandiose et d’un site exceptionnel, riche d’un patrimoine médiéval et antique».

«Ce jardin s’inspire de celui que l’on peut voir sur les fresques de la villa Livia à Rome, qui est contemporaine de la Villa romaine»

Le défi consiste à revaloriser la Villa romaine, luxueuse demeure de plaisance construite par un dénommé Pollius, lequel aurait donné son nom à Pully. Un nouveau bâtiment abritera les vestiges ainsi que l’ArchéoLab, l’espace muséal et de découverte des sciences de l’archéologie. Le lieu s’inspirera, on l’a dit, du palais de Pollius, dont les salons s’ouvraient sur des jardins luxuriants. Un jardin clos, créé en prolongement de la salle des vestiges, permettra ainsi au visiteur d’expérimenter les vues que les salons d’été de la villa pouvaient offrir.

«Ce jardin s’inspire de celui que l’on peut voir sur les fresques de la villa Livia à Rome, qui est contemporaine de la Villa romaine», précise Véronique Favre, associée chez FAZ Architectes. La configuration du bâtiment permettra d’observer les ruines depuis la place d’Obernai.

Membre du jury et directrice du Musée d’art de Pully et de l’ArchéoLab, Delphine Rivier salue un projet «simple, dans le bon sens du terme, et ouvert sur la ville. En entrant, on pourra voir les vestiges sans payer un billet.»

Crânes burgondes

À l’étage se dérouleront les activités pédagogiques et les expositions temporaires. «Y seront présentés des objets découverts sur place, comme des crânes burgondes, par exemple, explique Delphine Rivier. Ce lieu permettra de valoriser l’histoire de Pully, très riche mais peu connue.»

Constitué de deux corps imbriqués cadrant la place du Marché et longeant l’avenue Samson-Reymondin, le futur ArchéoLab redéfinira les espaces publics.

Le vénérable Prieuré sera transformé en Hôtel de Ville, selon le souhait des autorités. Le bâtiment administratif faisant l’angle entre l’église et le beffroi sera reconstruit. Ces différents travaux, estimés à 20 millions de francs, ne devraient pas débuter avant deux ans. Prochaine étape: la demande de crédits d’étude, au premier trimestre 2018. Il faudra convaincre les élus, rappelle le syndic, Gil Reichen. «Si le chemin a été long jusqu’ici, il promet d’être encore escarpé dans les prochaines étapes, probablement et essentiellement sur le plan politique.»

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