Rocket propose son café en douceur

NouveautéGervais Marti et son épouse ont imaginé une liqueur de café à déguster en dessert ou en solo.

Gervais Marti et ses premières bouteilles produites dans son local d'Etagnières.

Gervais Marti et ses premières bouteilles produites dans son local d'Etagnières. Image: Florian Cella

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Il a le sourire du grand gamin qui poursuit ses rêves à côté de son métier de cadre dans le bâtiment. Gervais Marti aime faire à manger, et il le fait bien. Lui, en plus, s’est pris de passion pour le café. «C’est superintéressant et c’est un monde aussi vaste que le vin», affirme le quadragénaire. Ni une, ni deux, le voilà qui suit des cours de barista à l’Académie du café de Genève. «C’est une très bonne formation, vous apprenez à faire tous les cafés, les petits dessins sur le cappuccino, etc. Mais quand vous n’avez pas de grosse machine à percolateur à la maison, c’est un peu frustrant ensuite.»

Le garçon, muni de son diplôme de Latte Art de la Specialty Coffee Association, explore toutes les facettes de ces grains magiques. «J’ai une claire préférence pour les infusions à froid, qui évitent l’acidité du café et qui font davantage sortir des arômes de vanille, de caramel, de cacao…» Comme sa femme adore les desserts glacés, il cherche les meilleures associations de goûts. Et se lance dans la fabrication d’une liqueur de café.

Si la naissance du genre aurait eu lieu en Jamaïque au XVIIe siècle, cette spécialité reste assez marginale dans le monde des spiritueux, même si on y trouve quelques marques, les plus célèbres étant la jamaïcaine Tia Maria, l’italienne Caffé Borghetti et la mexicaine Kahlùa, propriété aujourd’hui de Pernod Ricard.

Juste trois ingrédients

La recette de Gervais Marti n’a, elle, d’abord connu que sa cuisine, où il produisait de très petites quantités. Pour cela, il «suffit» de faire une infusion de café, à froid, d’y ajouter un sirop de sucre et de l’alcool de bouche. Trois ingrédients mais tout est dans le choix du café et dans le dosage du sucre. «La réussite, c’est tout ça mis bout à bout, en faisant attention à chaque élément.» Le passionné ne s’est donc pas arrêté à son cours de barista. Dans la même Académie du café, il a également suivi une formation de torréfacteur, pour réussir à trouver le meilleur produit de base.

Celui qu’il a sélectionné pour sa liqueur vient du Brésil, un Arabica 100% grand cru, récolté à la main et lavé sur place avant de prendre le bateau pour l’Europe. Et c’est chez l’artisan Luc Jaquier, de Grain Noir, à La Sarraz, qu’il est torréfié, tranquillement, selon la courbe de températures élaborée par Gervais Marti. «C’est là que se développent les arômes du café. Trop souvent, les industriels torréfient rapidement, augmentant l’amertume du produit. En traitant la graine avec patience et constance, elle développe une complexité d’arômes vraiment intéressante.»

Les Marti ont pris le temps, faisant leur liqueur chez eux, pour la boire à l’apéro ou après le repas, ou pour en napper une boule de glace vanille ou un tiramisu. Mais, gentiment, les choses se sont précipitées. Les amis à qui ils la font goûter l’apprécient, en prennent une bouteille, en parlent. Un stand à Bô Noël en écoule pas mal. Quelques restaurants la mettent à la carte, une épicerie en prend six bouteilles «pour voir» et rappelle le lendemain pour en recommander une douzaine, vu le succès.

Artisanat organisé

La cuisine ne suffit plus. Gervais Marti a investi dans une petite tireuse pour remplir les bouteilles et éviter l’entonnoir; un moulin à café électrique alors qu’il le faisait à la main auparavant; des bacs pour faire infuser son café (moulu grossièrement pour qu’il donne ses huiles aromatiques et pas d’amertume); des nouvelles étiquettes dessinées maison. Surtout, il a trouvé le local de ses rêves à Etagnières, avec une chambre froide et des installations à l’hygiène irréprochable. Depuis deux semaines, il est plus au large pour lancer son produit. «Mais on restera artisanal, c’est promis.» Mais il songe déjà à une deuxième liqueur à la vanille.

Il travaille toujours dans le bâtiment. «On fait ça le week-end avec ma femme. Cela ne prend pas trop de temps mais il faut faire toutes les étapes à des moments précis.» Heureusement, pour se donner de l’énergie, il pourrait compter sur sa liqueur: il y a peu de caféine, mais une bouteille doit quand même valoir trois-quatre expressos en termes de stimulant. D’où le nom d’ailleurs: «Rocket parce que c’est rapide et que ça donne du pep.»

(24 heures)

Créé: 12.05.2018, 11h34

Pratique

Rocket Coffee, bt de 35 cl, 28 fr. 50.

Disponible en ligne, ou à l’épicerie Chez Victor, à Lausanne, et chez Dive Bär, à Gland.

On peut le déguster au Pointu et au Broadway Av. à Lausanne, au Bachibouzouk à Vevey et à la Croix-Blanche à Lussery-Villars.

Paid Post

Le casual dating est-il fait pour vous?
L’idée d’une rencontre purement sexuelle sans aucun engagement peut paraître séduisante, mais une petite mise au point s’impose.

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.