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Saint-Sulpice questionne son usage de la voiture

La Municipalité lance une consultation pour apaiser le trafic au centre. Mais le renoncement à la voiture ne semble pas au programme des habitants.

C’est une première à Saint-Sulpice. Les autorités se sont décidées à consulter la population sur l’avenir de la rue du Centre. Le maintien de cette zone qui regroupe les commerces doit composer avec l’accroissement ressenti de la circulation automobile. Que faire alors? C’est la question que posait, lundi soir, la Municipalité à la centaine de citoyens venus s’exprimer.

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Pour le municipal Pierre-Yves Brandt, cette soirée s’est imposée en raison des inquiétudes suscitées par les prochains travaux de la route cantonale et leurs implications dans le village. Mais la question du trafic émerge également à mesure que les traditionnelles villas sont démolies au profit d’immeubles locatifs. Récemment, le ras-le-bol de cette urbanisation s’est matérialisé autour du projet de quartier Jordils, qui compte plus de 150 logements, et le surcroît de circulation qui s’ensuivra.

Déjà limitée à 30 km/h, la rue du Centre pose notamment les mêmes problèmes de cohabitation que l’on rencontre ailleurs, en raison de la suppression des passages cloutés. D’autres points sont relevés, comme l’inadéquation des trottoirs pour les trottinettes des écoliers ou les chaises roulantes électriques de certains aînés. Et puis il y a les places de parc, parfois squattées par des voitures ventouses.

Zone 20 km/h

Dans le public apparaissait la conviction qu’une part des problèmes viennent de l’extérieur. Or les études entreprises au début de la décennie avaient démontré que le trafic de transit ne représentait que 8% de la circulation. Le problème est donc local, les Serpelious recourant volontiers à la voiture, même pour un trajet très court. Face aux récriminations, un intervenant a caricaturé le propos général: «C’est très bien si les vieux Serpelious prennent la voiture pour aller acheter des cigarettes, mais il faudrait que les nouveaux habitants aient l’élégance d’aller à pied ou en transports publics.»

De cette soirée, il ressort quelques pistes à explorer, comme la réduction de la vitesse en créant une zone 20 km/h et des aménagements favorisant la mobilité douce. Dans l’immédiat, la Municipalité lancera une étude du trafic afin d’actualiser ses données.

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