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Salle comble pour le débat sur le futur de Malley

Opposants et partisans du projet qui prévoit notamment deux tours près de la halte CFF se sont affrontés durant deux heures.

On ne sait pas s'ils voteront, mais les prillérans s'intéressent au sort du quartier de Malley. Ils étaient près de 400 jeudi soir à avoir pris place dans la grande salle de leur commune pour écouter ce que les deux camps qui s'affrontent autour de la votation du 27 novembre avaient à (se) dire.

Et ils n'ont probablement pas été déçus, puisqu'en deux heures, une multitude de facettes du PPA Malley-Gare (pour plan partiel d'affection) ont été discutées. Le public était quant à lui composé majoritairement de partisans. Mais de nombreux observateurs s'accordent pour dire que le nombre d'opposants présents était bien plus élevé que prévu.

Un enjeu qui dépasse les deux communes

Un débat où les deux camps sont restés droits dans leurs bottes et sont parvenus à ne pas s'agresser. Pourtant, le risque planait, tant l'enjeu est «majeur pour Prilly et pour Renens», a dit la municipale prillérane Anne Bourquin-Büchi (PS) en guise d'introduction. Mais l'enjeu dépasse les deux communes.

C'est ce qu'a rappelé l'ancien conseiller d'Etat François Marthaler (Verts), présent dans le public. Il a encouragé les citoyens à garder à l'esprit que le développement de la gare de Malley n'est que le morceau d'un puzzle plus grand qui inclut au minimum l'ensemble de cette plaine. Voire même l'agglomération Lausanne-Morges toute entière.

Le secteur affiche en effet un haut potentiel de densification, depuis longtemps identifié par le canton de Vaud. Le projet prévoit, pour le secteur de la gare uniquement, 420 nouveaux habitants et 630 emplois. Pour l'ensemble du secteur, ces chiffres passent respectivement à 2800 et 1700.

Hauteur et aspect des tours, surcharges de trafic, pollution du sol et de l'air ou encore intérêt d'un tel projet pour la population...voilà quelques uns des thèmes qui ont aussi été abordés.

Pas de plan B

Les partisans ont également indiqué qu'ils n'avaient pas de plan B en cas d'échec de la votation du 27 novembre. L'ampleur du travail à refaire dans ce cas-là est immense pour eux. De l'ordre de quelques années pour les opposants. Ceux-ci ont appelé, en cas de non, à plancher sur un projet moins dense, mieux doté en logements accessibles, sans mur de tours et contenant une meilleure gestion du trafic.

En fin de débat, les autorités ont par ailleurs pour la première fois indiqué que les autres morceaux du puzzle que constitue la plaine de Malley pourraient eux aussi faire l'objet de votes à l'avenir.

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