Sauvé, le canot l’«Etoile» brille à nouveau sur le lac

PatrimoineL’embarcation centenaire était menacée de destruction mais un groupe d’amis est venu à sa rescousse.

Émus, les anciens propriétaires Pierre-Henri Loup (gauche) et Jean-Martial Mercanton (droite) parlent d'un dénouement idéal pour leur vénérable

Émus, les anciens propriétaires Pierre-Henri Loup (gauche) et Jean-Martial Mercanton (droite) parlent d'un dénouement idéal pour leur vénérable "Etoile". Image: Chantal Dervey

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C’était presque une bouteille au lac. Un cri d’alarme pour prévenir du péril qui menaçait l’«Etoile», canot à moteur datant de 1910. Le 25 avril dernier, les propriétaires Pierre-Henri Loup et Jean-Martial Mercanton racontaient dans 24 heures la difficulté de trouver un repreneur pour ce bateau dont ils ne pourraient bientôt plus s’occuper et qui ne naviguait quasi pas. Depuis, les connaisseurs et les observateurs avisés auront peut-être supposé un heureux épilogue en voyant l’Etoile voguer sur le Petit-Lac. Car le canot a trouvé preneur et se montre à nouveau sur le Léman.

A son bord, David Vuarnet, un passionné de vieux bateaux également capitaine à la Compagnie générale de navigation (CGN). «Quand Jean-Martial, avec qui je travaille, m’a parlé de l’Etoile, j’ai évoqué le sujet avec des amis et il était clair que nous ne pouvions pas laisser passer un bateau comme ça», raconte le Français. Il faut dire que la petite bande s’y connaît: elle a fondé l’Association La Licorne, du nom de la baleinière construite en 1966 et que les membres ont totalement restaurée puis remise à l’eau en 2010, avant de céder la main. «Fort de cette expérience et de notre énergie, nous nous sommes lancés. Ça valait le coup pour le bateau mais aussi pour l’aspect sentimental vis-à-vis des propriétaires», souligne le capitaine.

Les propriétaires, justement, parlent d’un dénouement idéal. «Nous ne l’avons jamais autant vu naviguer, ils se font royalement plaisir. Nous avions senti qu’ils allaient vraiment s’en occuper sur la durée. C’était un défi et il est déjà relevé», apprécie Pierre-Henri Loup. Ravi mais trop attaché à ce canot plus que centenaire, ce dernier avoue qu’il ne s’est pas senti capable de le regarder partir d’Ouchy. L’«Etoile a une identité sentimentale et nous avons donc choisi de conserver son numéro suisse, qui est l’immatriculation historique de la famille Loup», rassure David Vuarnet.

Présenté lors de plusieurs régates et rassemblements, le canot fait à nouveau le bonheur des passionnés. «Il faut redonner aux gens l’envie d’admirer les vieux bateaux. On constate qu’ils aiment s’approcher, s’y intéresser et en parler», s’enthousiasme le nouveau propriétaire. (24 heures)

Créé: 12.09.2017, 17h12

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