Une semaine d’assiettes vides dans les cantines

Gros-de-Vaud La société SV Restaurant a résilié son contrat au 30 juin en raison de pertes financières. L’association scolaire introduira un nouveau concept

Daniel Leuba, le président du comité directeur de l'association scolaire de la région d'Echallens (ASIRE), devant le réfectoire du collège des Trois Sapins à Echallens, qui, comme de nombreux autres la région, sera approvisionné par un nouveau fournisseur dès la rentrée d'août.

Daniel Leuba, le président du comité directeur de l'association scolaire de la région d'Echallens (ASIRE), devant le réfectoire du collège des Trois Sapins à Echallens, qui, comme de nombreux autres la région, sera approvisionné par un nouveau fournisseur dès la rentrée d'août. Image: Sylvain Muller - archives

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Les assiettes des quelque 4000 élèves de l’Association intercommunale de la région d’Échallens (ASIRE) resteront désespérément vides pour leur dernière semaine d’école en juillet prochain. La société SV Restaurant, qui fournissait l’association depuis sa création en 2014, a dénoncé son contrat au 30 juin pour des raisons financières. «Les pertes étaient de plus en plus élevées, nous n’avions malheureusement pas d’autre choix», commente Manuela Stockmeyer, la responsable communication du groupe SV.

Dégâts d’image

Cette décision a été mentionnée plusieurs fois ces dernières semaines dans différents Conseils communaux de la région. Le chiffre de 100'000 fr. de pertes par an et des problèmes de dégâts d’image subis par la société ont notamment été publiquement évoqués. Au printemps passé, des élèves du collège des Trois-Sapins avaient effectivement voulu organiser un boycott pour dénoncer des problèmes récurrents de quantité, de qualité et de prix. Manuela Stockmeyer ne confirme toutefois aucun de ces deux points: «Nous ne communiquons pas sur le montant exact de la perte et nous ne raisonnons pas en termes de dégâts d’image. Notre groupe possède des standards très élevés en matière de qualité, de durabilité et de fraîcheur. Ces points sont fondamentaux et nous n’y dérogerons pas.»

Les déboires de SV Restaurant dans la région d’Échallens sont d’autant moins compréhensibles que la société n’est pas vraiment novice dans le secteur: sur les 300 restaurants collectifs qu’elle approvisionne en Suisse, 90 sont des établissements scolaires. Dans le canton, SV Restaurant nourrit ainsi, entre autres, les élèves du Gymnase de Payerne, ceux de l’internat de l’Aiglon College, ainsi que les étudiants fréquentant le bâtiment Geopolis de l’Université de Lausanne.

«SV Restaurant avait remporté la mise lorsque nous avons lancé un appel d’offres, et ils avaient alors accepté de prendre à leur charge le risque opérationnel, rappelle Daniel Leuba, le président du comité de direction de l’ASIRE. Dès le départ les choses se passaient bien à certains endroits et moins dans d’autres. Nous avons notamment eu des retours de parents et de politiques qui déploraient la vente de sucreries et de boissons sucrées. Nous sommes intervenus, mais ces ventes participaient à l’équilibre budgétaire de la société.»

Nouveau concept

Quoi qu’il en soit, l’ASIRE a dû se mettre rapidement à la recherche d’une solution de remplacement. Et elle a opté pour un système complètement différent, puisque les parents devront désormais inscrire leurs enfants de manière fixe pour les repas, via le site macantine.ch.

«Cette solution contribuera aussi à réduire considérablement la quantité de déchets, souligne Daniel Leuba. Elle ne permettra en effet plus aux élèves de choisir au dernier moment s’ils veulent prendre un des deux repas proposés ou un sandwich.» Elle nécessitera également moins de personnel de service, laissant ainsi sur le carreau quatre des quinze employés qui servaient les repas aux élèves de l’ASIRE.

Créé: 15.05.2019, 07h10

Malaise: Apéros et bouteilles de vin aux frais du contribuable

L’arrêt du Tribunal fédéral de décembre 2017 au sujet de la gratuité de l’école a une conséquence inattendue dans le Gros-de-Vaud: il prive certains enseignants d’apéros et de coups de rouge aux frais du contribuable! La mauvaise habitude a été débusquée par l’Association intercommunale de la région d’Échallens (ASIRE). «Suite à l’arrêt du tribunal et comme nous compensons désormais une partie de l’argent que mettaient les parents, nous avons repris la gestion de la comptabilité des sorties et des camps», explique Daniel Leuba, le président du comité de direction de l’ASIRE. «C’est en effectuant ce travail que nous avons eu la grande surprise de découvrir cette pratique, qui passait visiblement inaperçue jusque-là. Malgré les réactions de certains enseignants concernés, qui ont tenté de nous convaincre que cela faisait partie de la tradition des camps, nous leur avons signifié que nous n’entrerons désormais plus en matière sur ce type de frais!»

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