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St-Sulpice reste un trou noir pour les mobiles

Un sondage pointe une réception calamiteuse depuis des années. Muni et opérateurs clament leur bonne volonté.

Il suffit de traverser le village pour s’en rendre compte: Saint-Sulpice n’est pas le meilleur endroit pour passer un coup de fil avec son portable. Cela fait des années qu’une bonne partie des habitants s’arrache les cheveux. «La situation ne semble pas bouger. Ça ne peut pas continuer éternellement», estime aujourd’hui la conseillère communale Cécile Theumann. Avec trois autres élus, elle a décidé de mettre un coup de pied dans la fourmilière en réalisant un sondage de satisfaction auprès de la population.

Les résultats sont sans équivoque. Suite à une diffusion de formulaires dans le village et en ligne, 182 personnes ont répondu, dont 134 déclarent avoir des problèmes de réception du réseau mobile. Sur ce nombre, 62% déclarent être victimes de brèves coupures, 57% d’interruptions plus longues et 48% se plaignent d’être régulièrement incapables de passer un appel. Si la réception laisse à désirer à peu près partout, le sondage met en évidence trois zones particulièrement touchées, le long de la rue commerçante du Centre, dans le quartier de l’Ochettaz et sur la pente menant au lac, au chemin des Chantres.

«Nous ne pouvons pas agir en tant que conseillers communaux, relève Cécile Theumann. Ce sondage est un outil pour aider la Municipalité à relancer les opérateurs afin de trouver des solutions.» La piètre qualité du réseau «n’est pas tolérable» assure de son côté l’Exécutif dans un communiqué diffusé mardi, ajoutant qu’il «renouvelle son appel aux opérateurs de téléphonie mobile à proposer des solutions permettant d’améliorer la situation». La balle serait donc dans le camp de Swisscom, Salt et Sunrise, qui comptent tous des abonnés mécontents selon les résultats du sondage.

Antennes indésirables

Problème: les trois sociétés assurent en chœur ne pas ménager leurs efforts. «Nous non plus ne sommes pas satisfaits. Nous sommes à la recherche de sites pour implanter des antennes, mais c’est très difficile à cet endroit», explique Therese Wenger, porte-parole de Sunrise. «En général, les difficultés sont plus grandes dans les zones résidentielles. Saint-Sulpice est une commune où il y a beaucoup de villas, et pour construire des antennes nous dépendons d’abord de la bonne volonté de propriétaires», analyse-t-elle. En trouver un qui soit prêt à louer un coin de toiture est une chose, mais ce ne serait pas le seul défi. «Il faut ensuite faire une demande de permis de construire, et lors de ce type de mise à l’enquête, on constate qu’il y a toujours des oppositions», soulève Therese Wenger.

Principal opérateur sur Saint-Sulpice, Swisscom assure lui aussi ne pas ménager ses peines. «Nous avons reçu les autorisations pour moderniser notre antenne existante», annonce d’abord son porte-parole Christian Neuhaus. Une mise à niveau qui devrait intervenir dans les prochains mois et améliorer en partie la situation. Mais il ajoute: «Depuis 2014, nous sommes en discussion avec la Municipalité pour installer une antenne sur un bâtiment communal. Elle a sur la table une proposition de contrat pour louer cet espace et nous sommes en train de préparer une demande de permis de construire.»

«Nous sommes les otages de ces opérateurs»

Le municipal Marcel-André Panzera confirme cette initiative, mais ne manque pas de nuancer: «En fait, Swisscom souhaite monter une antenne sur une sirène d’alarme qui se trouve sur un immeuble communal. Nous n’avons pas autorité pour leur donner le feu vert et nous les avons renvoyés à la Confédération.» Mais la compensation offerte par Swisscom pour l’implantation de ses antennes serait aussi en cause: «Les tarifs qu’ils offrent ne sont pas consistants. Ils varient d’un immeuble à l’autre. Ce n’est pas transparent», critique le municipal.

A sa connaissance, il n’y a pas eu d’autres propositions pour utiliser des bâtiments communaux ces dernières années. «Tout dépend du marché que représente Saint-Sulpice. Nous sommes les otages de ces opérateurs. Je n’ai pas l’impression qu’ils ont un intérêt à réaliser des investissements qui leur permettront seulement de gagner quelques clients sur la commune», conclut-il.

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