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Subventions des e-bikes doublées pour les jeunes

Lausanne a vu les demandes exploser et doit renflouer l’enveloppe d’aide à l’achat. Elle en profite pour changer les règles du jeu.

Francesca Palazzi

Ils se multiplient, les vélos électriques qu’on voit rouler dans les rues de Lausanne. Normal, donc, que le fonds de subvention à l’achat de ces véhicules s’amenuise. Les autorités demandent donc aux élus de pouvoir renflouer l’enveloppe d’aide. Alors que celle-ci avait été fournie à hauteur de 500'000 francs pour la période 2016-2021, la demande a explosé. Résultat: il ne restera plus rien à la fin de ce mois-ci.

Quelques chiffres: il y a eu 319 demandes d’aide à l’achat de vélo électrique à Lausanne en 2012. En 2015, 263 personnes formulaient une demande. L’année suivante, ils ont été 460 et 611 en 2017. Face à cette augmentation massive, la Ville demande 860'000 pour tenir jusqu’à 2021.

En plus de l’engouement pour l’e-bike – ou du moins pour la subvention idoine – le montant de l’aide a lui aussi changé depuis ses débuts. De 500 francs en 2000 à 300 dès 2005, il avait ensuite été limité à 15% du prix total du vélo, plafonné à 500 francs. Or si la moyenne des demandes se situait à 300 fr. en 2016, elle a grimpé à 400 fr. depuis 2017. Cette dernière somme devient le nouveau plafond de l’aide.

La Ville profite de cette nouvelle demande d’argent pour proposer des modifications des conditions d’octroi de ses subventions. Les gagnants sont les moins de 25 ans et les personnes qui ont un subside à l’assurance maladie. Pour eux, la subvention sera doublée. C’est dans le fonds pour l’efficacité énergétique que l’argent sera puisé. Et il ne servira plus qu’à financer les vélos bridés à 25 km/h et les scooters électriques. Si les élus acceptent la version municipale, les vélos allant à 45 km/h ne seront plus subventionnés. Même si les scooters font l’objet de peu de demandes d’aide, la Ville compte un réseau de bornes de recharge qu’elle entend donc toujours rendre utiles. Quant aux vélos «rapides», ils sont considérés «plus difficile à gérer dans le contexte de mobilité urbaine».

Le fait qu’ils puissent circuler dans les pistes cyclables crée en effet des «conflits d’usage». Conflits considérés comme encore plus «aigus» dans les zones piétonnes, dit Jean-Yves Pidoux, municipal chargé de l’Énergie.

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